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dimanche 20 octobre 2013

Roulotte et Michigan

Selon Wikipédia, la roulotte à patates frites est : (Québec) Très petit établissement de restauration constitué par une roulotte en bord de route et généralement ouvert en été seulement pour servir des mets vite faits.
 
La roulotte à Beauparlant à Shawinigan en 2010

Les roulottes à patates qui subsistent de nos jours sont stationnées sur des terrains et non plus en bord de route. J'ai lu quelque part que Shawinigan était la seule ville qui permette encore le stationnement des roulottes en bord de rue, mais seulement sur la cinquième. La roulotte à Beauparlant, qui existe depuis les années trente, est devenue une vénérable institution dans cette ville.

La roulotte à Beauparlant en 1939 (L'Hebdo du Saint-Maurice)

Beauparlant sert encore de nos jours, entre autres délicatesses, son fameux hot-dog Michigan qui est, je crois, une spécialité locale. C'est un hot-dog d'un pied de long, avec deux saucisses, garni de frites, de salade de chou et d'une sauce Chili qui est un ketchup épicé. La collation parfaite pour finir la soirée en ville.

Le hot-dog Michigan de Beauparlant (Le Food Fetishist)

Le Food Fetishist de Montréal a développé une théorie selon laquelle le hot-dog Michigan de Beauparlant serait en réalité une copie du Coney Island Hot Dog de Brooklynn. C'est une très grave accusation.

vendredi 9 août 2013

Le pain tranché

Où il est question de l'invention du pain tranché, du quart de pain de Shawinigan, du Petit Michel, du pain sur la sole et de la consolidation de l'industrie du pain.

L'invention du pain tranché

On dit parfois d'une personne peu futée qu'elle n'a pas inventé le pain tranché. Mais cette invention du pain tranché a-t-elle précédé (a) ou suivi (b) celle du grille-pain ? La bonne réponse est (b) : le pain tranché a été inventé dans les années 1920 pour faciliter l'alimentation de l'appareil commercialisé quelques années plus tôt. Le pain coupé à la main avait fâcheusement tendance à s'accrocher dans les fentes du grille-pain.

Le quart de pain

Dans la région de Shawinigan, on nomme encore aujourd'hui le pain de mie tranché « quart de pain ». J'ignore l'origine de cette expression. Peut-être cuisait-on autrefois le pain dans un moule à quatre miches dont chacune était le quart. Ou encore, était-ce une question de poids réglementaire ? Je trouverai bien la réponse un jour.


Le Petit Michel

Le pain tranché le plus vendu en Mauricie dans les années 1950-1960 s'appelait Le petit Michel. On voyait sur le sac de plastique le visage poupin d'un petit garçon. Ce nom venait, je crois, du titre d'une chanson populaire de l'artiste country Willie Lamothe, intitulée Allö, allô petit Michel. Vous pouvez l'écouter sur ce site, si jamais le coeur vous en dit.



Le pain sua sole

Si je me souviens bien, Le petit Michel était cuit au Cap-de-la-Madeleine, dans un vieil édifice qui sentait bon le pain. Mes parents s'y arrêtaient en passant pour acheter du pain sur la sole, lors des visites au Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap.

On appelait pain sur la sole (prononcer pain sua sole) celui qui était cuit à l'ancienne, directement sur la sole du four, par opposition aux pains industriels cuits sur des plaques ou dans des fours rotatifs. Le pain sua sole de mon enfance était un gros pain au lait moelleux à croute épaisse, non tranché, qui rappelait le pain de ménage d'autrefois cuit dans des fours artisanaux à la campagne. Il accompagnait les fèves au lard cuites elles aussi sua sole.



La consolidation du pain

Les pains de mon enfance ont été avalés par le géant Multi-Marques de Montréal qui contrôle aujourd'hui plus de 60 % du marché au Québec. À son tour, Multi-Marques a suscité l'appétit d'encore plus gros qu'elle, Les Aliments Maple Leaf de Toronto (voir La boulangerie Multi-Marques sous le contrôle de Maple Leaf).

vendredi 29 mars 2013

Joyeuses Pâques 2013


Cette carte postale, imprimée à Paris, a été postée à Lévis et reçue à La Pocatière le 11 avril 1914, quelques mois avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Cette année-là, Pâques tombait le 12 avril. Elle montre une enfant qui hésite à choisir parmi les oeufs colorés contenus dans un grand panier. 

Cette tradition d'offrir des oeufs décorés le matin de Pâques est d'origine orthodoxe. Elle s'est diffusée dans la plupart des pays européens. Dans les pays anglo-saxons, c'est plutôt le lapin qui symbolise la fête de Pâques pour les enfants.

Au Canada français, la tradition était de se lever dès l'aube pour aller cueillir l'eau de Pâques, une eau qui ne se corrompait jamais, du moins c'est ce que l'on croyait, Selon Jean Provencher (Les quatre saisons dans la vallée du Saint-Laurent), on offrait le matin de Pâques aux enfants des oeufs durs décorés ou en sucre d'érable. La coutume voulait aussi que l'on mange le midi des oeufs sous forme d'omelette, un aliment dont on s'était privé pendant le Carême.

Bien sûr, après quarante jours de privations, les crêpes au sirop d'érable étaient à l'honneur quand Pâques coïncidait avec le temps des sucres, comme cette année.

Voir aussi sur Le carnet du flâneur : Pâques selon Fréchette  ; Pâques selon Choquette et Pâques selon Verhaeren.

lundi 18 février 2013

La galette de matelot

Une des délicatesses consommées autrefois dans les camps de bûcheron était le biscuit de matelot, aussi appelé galette de matelot. Comme son nom l'indique, ce biscuit de mer a été conçu pour se conserver durant les longues traversées. On en apportait aussi dans les chantiers pour servir de féculent quand le pain venait à manquer.

Source : Honfleurissimo


Ce met, dur comme du bois, était produit autrefois, sous le nom de « capitaine », par la biscuiterie J.N. Godin de la rue Notre-Dame à Trois-Rivières. Il paraîtrait que les écureuils en raffolaient, leur dentition permettant de le croquer sans le faire tremper. Voici ce qu'en disait un article du  journal Le Nouvelliste du 9 décembre 1950, qui citait l'entrepreneur Jean Crête, surnommé le Roi de la Mauricie :

Vers 1900.

Les six hommes du camp (parfois 8) partageaient à tour de rôle la mission d’allumer le poêle avant le repas et d’y faire réchauffer les fèves au lard et la soupe aux pois. Un autre allait quérir de l’eau ou s’assurait que la quantité de bois de chauffage était suffisante jusqu’au lendemain.

Dans les petits camps, où il n’y avait pas de cuisinier, la pain acheté au magasin de Crête avait été consommé rapidement. Il fallait alors se contenter de la « galette de matelot ». Jean Crête se rappelle avoir fait venir de la biscuiterie de J.-N. Godin aux Trois-Rivières de pleins wagons de cette galette au goût exquis qui portait le nom de « capitaine ».

« Elles étaient si dures qu’on les faisait tremper dans l’eau durant une journée avant de pouvoir y mordre. Aucun dentier naturel ou non n’aurait pas résisté à cette cuisson de roc, solide à ébrécher les haches et les godendards. »

L'article du Nouvelliste est tiré des Banques de données en histoire de la Mauricie. La photo des biscuits de mer provient d'un blog passionnant sur la ville de Honfleur dans le Calvados en Normandie, intitulé Honfleurissimo, malheureusement inactif. On peut constater, en visitant ce blog, la parenté culturelle évidente entre la Normandie et le Québec. Nos ancêtres normands, qui s'embarquaient à Honfleur, ont dû en manger des biscuits de matelot, à en perdre leurs dents, pendant leur longue traversée de l'Atlantique.


Parmi les personnages célèbres qui ont dégusté le biscuit du matelot, mentionnons la duchesse de Berry, captive dans la citadelle de Blaye en 1833. Faut dire qu'elle les faisait tremper dans le champagne.

Par ailleurs, au sujet de l'alimentation des bûcherons, vous trouverez sur le blog du Flâneur :
Sur la Normandie, voir aussi sur ce blog :
Sur les chantiers de bûcherons :

vendredi 4 janvier 2013

Les bonbons mélangés

Dans les années 1960, un enfant pouvait se procurer un sac de bonbons mélangés pour 5 ou 10 cents. Il suffisait de demander au dépanneur « 5 cents de bonbons mélangés » en précisant lesquels mettre dans le petit sac de papier brun.

Le bonbon le moins cher était la boule cerise à 6 pour 1 cent, suivi de près par la boule noire à 4 pour 1 cent. Dire que la Monnaie royale canadienne a décidé de retirer de la circulation la pièce de monnaie qui nous a valu tous ces bonbons.

La fameuse boule noire était magique. Elle était dure, impossible de la croquer, et changeait de couleur en fondant. La couche superficielle goûtait la réglisse et tachait la bouche de noir. Venaient ensuite les différentes couleurs qui se succédaient jusqu'à la fonte complète de la boule.

Les grosses gommes casse-gueule, de différentes couleurs, étaient vides à l'intérieur. Il y avait aussi des guimauves à la fraise, des guimauves en forme de banane, des lunes de miel, des bâtons de réglisse rouge ou noire, des poissons rouges ou blancs qui goûtaient fort, des « gommes ballounes » à 1 cent avec un petit comic d'Archie en prime. Pour 5 cents, on achetait de la gomme à mâcher avec des cartes photos de joueurs de hockey, de monstres du cinéma ou des Beatles.

Voir aussi sur ce blog : La grosse boîte rouge de bonbons Viau.

J'ai trouvé la photo des boules noires sur le site de Bonbons Mondoux.


dimanche 26 août 2012

Le prix du pain

Au début de l'histoire de la Nouvelle-France, le pain était un produit de luxe. L'agriculture était encore embryonnaire et le blé devait être importé de France. L'anguille, et non pas le pain, était la base de l'alimentation dans la Vallée du Saint-Laurent. 


Selon le Journal des Jésuites, en 1645, le prix du pain à Québec était de 15 sols, tandis que celui du bois était de 10 sols la corde. Le pain se vendait donc 1,5 fois le prix du bois de corde.

Aujourd'hui, à Québec, le prix du pain (tranché) est de 3,50 dollars canadiens, tandis que celui du bois (de chauffage) est d'environ 90 dollars la corde. Le pain se vend donc maintenant  0,04 fois le prix du bois de corde.

mardi 15 novembre 2011

Le ragoût en poche

À l'époque où les bûcherons de la Mauricie étaient encore nourris aux binnes et au lard salé, certains amenaient avec eux dans les chantiers une spécialité locale, le ragoût de patte de cochon. C'était pour varier l'ordinaire. Ce met était traditionnellement servi avec des "pelotes", des petites boulettes de viande de porc enrobées de pâte qu'on faisait cuire dans le jus du ragoût vingt minutes avant de servir.

Au début de l'hiver, avant le départ pour les chantiers, les femmes des bûcherons faisaient congeler le ragoût de patte dans des sacs ou poches de coton blanc qui servaient à l'emballage du sucre et de la farine. Ils amenaient ces sacs congelés dans les chantiers et les enfouissaient dans la neige près du camp. Quand ils étaient tannés des binnes et du lard salé, ils allaient se couper un bon gros morceau de ragoût en poche avec la hache et le faisaient mijoter sur le poêle du camp. Ça embaumait les lieux d'une parfum qui leur rappelait la maison et couvrait l'odeur des chevaux qui partageaient leur campement.

Le ragoût de patte de cochon est le met traditionnel du Jour de l'An dans les familles de  la région de Shawinigan et en Haute-Mauricie. C'est délicieux. Encore aujourd'hui, on peut acheter des pelotes de viande à ragoût dans les épiceries de la région.

mardi 25 octobre 2011

Le coconut cake d'Emily Dickinson

Emily Dickinson (1830-1886), née à Amherst dans le Massachusetts, ne sortait presque jamais de chez elle. Elle écrivait des poèmes et cuisinait des pâtisseries. Elle a écrit plus de 1800 poèmes mais seulement 15 ont été publiés de son vivant. Elle laissait ses gâteaux sur le bord de sa fenêtre pour que les enfants du village puissent les prendre et les manger.


Émily Dickinson en 1846

Elle a laissé dans une de ses lettres sa recette de coconut cake (gâteau à la noix de coco). Je l'ai trouvée sur le blog The Salt. C'est très facile à faire et délicieux. Le gâteau est léger mais consistant. Pour vraiment goûter le dix-neuvième siècle, il faut le faire avec les ingrédients qui étaient disponibles à l'époque : du lait entier, du beurre et de la farine blanchie, pas de succédanés modernes.


1 cup coconut
2 cups flour
1 cup sugar
1/2 cup butter
1/2 cup milk
2 eggs
1/2 teaspoon soda
1 teaspoon cream of tartar





On trouve le poème Dying! Dying in the night! traduit par Stéphane Labbe sur son blog Les îles de la nuit.

mardi 21 décembre 2010

La grosse boîte rouge de bonbons Viau


Viau Limitée vendait des "bonbons surfins" dans de grosses boîtes rondes en fer-blanc de couleur rouge vif, ornées d'une fleur-de-lys dorée. Elles contenaient  environ 20 livres de bonbons durs multicolores qui étaient consommés dans le temps des Fêtes. Comme le couvercle fermait bien, les boîtes vides pouvaient être utilisées pour conserver des aliments. Ma mère y mettait les beignes de Noël au froid dans la "dépense".


Je crois que ces boîtes datent des années 1940-1950. Sur le site Héritage Montréal, on aperçoit des contenants de format semblable sur une photo en noir et blanc qui a été prise en 1935. L'entreprise fondée en 1867 a adopté le nom de Viau Limitée en 1936.

 Ajout du 25 décembre 2010 : La boîte date des années 1940. Elle était vendue aux commerces qui revendaient ensuite les bonbons au poids. Une boîte identique à celle qui est illustrée provenait du magasin général de Félix St-Onge à Saint-Étienne-des-Grès.

Voir aussi sur ce blog : Les bonbons mélangés.

dimanche 19 décembre 2010

Beignes canadiens de Monsieur 50


Pour le temps des Fêtes, voici la recette de beignes canadiens de Monsieur 50. Cette recette n'est pas faisable. La pâte est beaucoup trop molle. Il faut ajouter 1 tasse et demi de farine et 1 cuiller à thé et demi de poudre à pâte. Il faut aussi réfrigérer la pâte avant de la rouler. Si vous n'avez pas de lait sûr, vous pouvez le remplacer par de la crème sure à 5 % dans laquelle on ajoute la cuiller à thé de bicarbonate de soude. La recette modifiée est délicieuse.

On trouve sur le même scan les recettes du pouding au pain, du pouding au chômeur, des grosses crêpes, du gâteau de blé d'inde et de la mousse au sirop d'érable.

mardi 14 décembre 2010

La diète des bûcherons

Dans Anciens chantiers du Saint-Maurice, Pierre Dupin décrit l'alimentation des bûcherons qui travaillaient dans les chantiers de la Mauricie en hiver vers 1875. Son texte a d'abord été publié dans le journal Le Bien public de Trois-Rivières en 1935.

Au déjeuner, les hommes mangeaient des beans (fèves au lard) que le "cook" avait fait cuire dans les cendres pendant la nuit. "Nourriture complète puisqu'elle renferme le féculent et la graisse."

"Pendant que les hommes déjeunent, le cuisinier, aidé de son marmiton, prépare les sacs de ceux qui, travaillant trop loin pour revenir dîner au "campe", devront collationner dans le bois. Pas de délicatesses ni de friandises pour ce repas qui n'aura rien d'un pique-nique; deux ou trois chanteaux de pain, une brique de lard bouilli, le tout roulé dans un sac de toile, et le lunch est préparé." Ils enfouiront ce repas dans la neige pour éviter qu'il gèle et le mangeront froid à la pause du midi.

Ceux qui travaillent près du camp sont plus chanceux, ils ont droit à une soupe chaude. "Pour être pris au "campe" le dîner n'en sera  ni plus riche ni plus varié. Depuis le mois d'octobre jusqu'à la fin des chantiers, le menu, toujours le même, ne variera ni d'une fève ni d'un pois; du pain et des beans le matin, de la soupe aux pois, du pain et du lard le midi... Ajoutez à cela du thé à discrétion et fort à faire flotter un clou !"

"On se tromperait grandement si on imaginait le "cook" de chantier tout de blanc vêtu, coiffé de la toque, manipulant des casseroles d'aluminium et confectionnant des sauces savantes."  Pour le décrire, Pierre Dupin cite un extrait du Tableau de la mer de Jean Taché écrit en 1732 :

Un visage enfumé, que l'on appelle coq,
Qui quitte rarement sa cuillère et son croc;
Un malpropre, un vilain, qui sans cesse se gratte,
Dont les yeux larmoyants sont bordés d'écarlate;
Qu'on voit le plus souvent les bras nus charbonnés,
Le tabac à la bouche et la roupie au nez;
Un homme qu'on prendrait pour un diable à la mine !
Cet élégant mignon préside à la cuisine.

vendredi 29 octobre 2010

La perdrix au chou

Je n'ai pas l'intention de faire un blog de cuisine mais un étudiant en Gestion et pratiques socioculturelles de la gastronomie de l'UQUAM m'a demandé la recette de "Perdrix au chou" que l'on trouve dans Les recettes de Monsieur 50, un petit livre de cuisine traditionnelle qui est devenu presque introuvable. Je ne suis pas sûr que ce soit de la gastronomie, mais bon. On trouve sur le même scan "La tourtière" et "Le sang de mouton à la sauce blanche". Bon appétit !

jeudi 7 janvier 2010

Les recettes de Monsieur 50

Un petit livre de cuisine traditionelle du Québec qui a été publié par la Brasserie Labatt. Le nom de l'auteur et l'année de la publication ne sont pas indiqués mais je crois que ça date de la fin des années soixante à cause du slogan "Lui y connait ça! " qui est écrit sur la première page. Ce slogan rappelle les publicités de la Labatt 50 qui mettaient en vedette Olivier Guimond et qui ont été télédiffusées à partir de 1966.

L'exemplaire que j'ai consulté appartenait à Madame Résina Vincent, épouse d'Obélard Gélinas, de Glenada (Shawinigan-Nord). Les nombreuses taches d'aliments sur la couverture montrent bien qu'il a servi.

On y trouve exactement 50 recettes :

Hors-d'oeuvre : graisse de rôti, foie gras, cretons, galantine de poulet, tête de fromage, gelée de porc frais.

Soupes : soupe à l'oignon, soupe aux légumes, soupe aux gourganes, soupe aux tomates vertes, soupe aux poireaux, crème d'oignons et de tomates, soupe aux pois, soupe au poisson de Gaspé.

Plats de résistance : bines (sic), ragoût de patte, filet de porc au chou, ragoût de boulettes, oeuf dans le purgatoire, poule au macaroni, petits poissons des chenaux, pâté de saumon, pâté chinois, ragoût d'agneau aux petits pois, rôti de porc aux patates brunes, gibelotte du nord, jambon à la bière, pot-au-feu, omelette au p'tit lard, tourtière, perdrix au chou, sang de mouton, vraie tourtière du Saguenay.

Desserts : bonbons aux patates, mousse au sirop d'érable, gâteau de blé d'inde, grosses crêpes, pouding au chômeur, pouding au pain, beignes canadiens, pain doré, sucre à la crème, tire à la mélasse, crème glacée d'autrefois, crêpes au pain, tarte à la farlouche.

Spécialités : pain canadien, chou-fleur gratiné, ketchup rouge, herbes salées, sirop de gadelles.

C'est une cuisine simple qui utilise les ingrédients bon marché qui étaient disponibles à la campagne autrefois : la cassonnade, la mélasse, la viande et le gras de porc sous toutes ses formes, le gibier, les légumes racines (patates, carottes, navets), le chou, les légumineuses et les épices de nos grand-mères. En France, on dirait que c'est une cuisine paysanne.


Voir aussi sur ce blog : La perdrix au chou et Beignes canadiens de Monsieur 50.

On trouve des scans des pages du livret sur ce site.