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jeudi 4 septembre 2014

Baptême et décès des prématurés

La mortalité périnatale était un phénomène encore fréquent au début du vingtième siècle. Les naissances prématurées en étaient la cause principale. Les femmes accouchaient à la maison et les familles n'avaient pas les connaissances ni l'aide médicale requises pour prendre soin d'un enfant de petit poids. Aujourd'hui, on les garde en incubateur pendant des semaines, sinon des mois.

On couchait le petit bébé derrière le poêle à bois pour qu'il ait bien chaud, mais on l'amenait à l'église par temps froid pour le faire baptiser le plus rapidement possible. Selon les préceptes de l'Église catholique, les enfants morts sans baptême étaient privés du Paradis et restaient à jamais prisonniers des Limbes. Il fallait donc se dépêcher de les faire baptiser.

On constate en parcourant les registres paroissiaux que certaines femmes perdaient leurs bébés à répétition, non pas à l'accouchement, mais dans les jours suivant la naissance, et souvent après le baptême de l'enfant. La répétition de ces naissances prématurées pouvait être causée par une malformation de l'utérus que l'on ne savait pas diagnostiquer.

Odélide Lampron, épouse d'Adélard Boucher, a accouché cinq fois, mais aucun de ses quatre premiers bébés n'a vécu plus de 48 heures. Ils ont tous été baptisés à l'église de la paroisse Saint-Pierre de Shawinigan, et non pas ondoyés à la maison, la veille de leur décès. Soulignons que ces baptêmes ont eu lieu à la fin d'octobre, en mars et en avril (ne te découvre pas d'un fil).










Prénom Jour Mois Année


Naissance Baptême Décès Sépulture










Georges 21 22 23 24 oct. 1904

Jeannette 12 12 13 14 mars 1906

Adélard 12 12 13 14 avril 1908

Adélard 19 19 20 21 avril 1909









Source : Registre de la paroisse Saint-Pierre de Shawinigan


Odélide Lampron est décédée le 10 janvier 1911 à Shawinigan, à l'âge de 25 ans, des suites de son cinquième accouchement. Je ne sais pas ce qu'il est advenu de ce cinquième enfant qui a été baptisé Adélard-Oscar-Omer le 8 janvier 1911 dans la paroisse Saint-Pierre. Je n'ai pas trouvé son acte de sépulture. 

Adélard Boucher s'est remarié avec Sara Pellerin le 29 juin 1914 à Saint-Boniface de Shawinigan. 

mercredi 2 octobre 2013

Les chasseurs blancs

À l'origine du métissage des Algonquins Têtes-de-boule de la Haute-Mauricie. des coureurs des bois, employés des comptoirs de traite des fourrures, ont adopté le mode de vie des Amérindiens, partagé leurs territoires de chasse et intégré leur communauté. Ce sont les ancêtres blancs des familles autochtones Bellemare, Boucher, Dubé et Flamand, notamment.

L'apport génétique de ces chasseurs blancs a été déterminant parce que la population amérindienne de la Haute-Mauricie, décimée par les maladies et les famines, ne comptait vers 1830 que quelques dizaines de familles.

J'ai déjà présenté sur ce blog quelques articles sur des descendants de ces chasseurs blancs :

Dans Ma hache, ma femme et mon couteau croche, publié en 1977, l'anthropologue Norman Clermont raconte l'histoire de la population de Weymontachie en Haute-Mauricie et ses relations avec les postes de traite des compagnies du Nord-Ouest et de la Baie-d'Hudson. Il situe le territoire d'origine de ces Algonquins Têtes-de-boule au nord du Lac Supérieur. Ils ont occupé les territoires de chasse des Attikamekws (Poissons blancs) en Haute-Mauricie après l'extermination de ces derniers par les Iroquois à la fin du XVIIe siècle.

Clermont traite, à la page 90, de l'intégration des chasseurs blancs dans la population autochtone de Weymontachie :

Source: Norman Clermont, Ma femme, ma hache et mon couteau croche : deux siècles d'histoire à Weymontachie, Série Cultures Amérindiennes, Ministère des Affaire culturelles, 1977.

mardi 23 avril 2013

Jean-Baptiste Boucher traiteur indépendant

Jean-Baptiste Boucher est maintenant un personnage connu sur ce blog. C'est le quatrième article que je consacre à ce métis, Algonquin Tête-de-Boule (on dit aujourd'hui Attikameg) de la Haute-Mauricie. Voici des liens avec les trois premiers articles :

- Deux portraits de Jean-Baptiste Boucher
- Famine sur le Saint-Maurice
- Jean-Baptiste Boucher mauvais perdant

Je m'intéresse à lui pour trois raisons :
  1. Dans Deux voyages sur le Saint-Maurice publié en 1887, l'abbé Napoléon Caron affirme que Jean-Baptiste Boucher, bon chrétien, est apparenté aux Boucher de Niverville de Trois-Rivières, ce qui a piqué ma curiosité. Un des Niverville a été responsable du Bureau des sauvages pour le gouvernement fédéral.
  2. Il a adopté un mode de vie à mi-chemin entre celui des Blancs et celui des Amérindiens. Il chassait avec les Amérindiens et a même été chef d'une bande, mais il possédait une ferme à l'embouchure de la Croche et, comme nous le verrons plus loin, commercialisait lui-même ses fourrures à Trois-Rivières, plutôt que de les vendre à la Compagnie du Nord-Ouest.
  3. On retrouve son nom dans plusieurs documents, ce qui est le signe d'une activité débordante. On a parlé de lui de toutes les  façons en bien comme en mal
Dans Ma femme, ma hache et mon couteau croche, publié en 1982, Normand Clermont, raconte que Jean-Baptiste Boucher concurrençait la Compagnie du Nord-Ouest dans le commerce des fourrures en Haute-Mauricie :


 


dimanche 8 avril 2012

Jean-Baptiste Boucher mauvais perdant

Jean-Baptiste Boucher, un métis qui a été Grand chef des Algonquins Tête-de-Boule du Haut-Saint-Maurice, est en passe de devenir une vedette sur ce blog (voir Deux portraits de Jean-Baptiste Boucher et Famine sur le Saint-Maurice). On parlait souvent de lui à la fin du XIXe siècle et pas toujours en bien. Voici un extrait de la préface de Deux voyages sur le Saint-Maurice de l'abbé Napoléon Caron où il est question de sa défaite à l'élection du Kitchi okima (Grand chef) en 1887 :

Jean Baribeau, dans Les missions sauvages du Haut-Saint-Maurice au XIXe siècle, raconte l'élection du Kitchi okima le dimanche 10 juillet 1887. S'affrontent Jean-Baptiste Boucher, le chef sortant, Joseph Rocheleau et Charles Rikatadi, tous deux de Manouane. Rikatadi l'emporte. Boucher a le commentaire suivant : « il serait mieux de payer ses dettes plutôt que de chercher des honneurs.  »

jeudi 29 septembre 2011

Deux portraits de Jean-Baptiste Boucher

Jean-Baptiste Boucher, fils de Jean-Baptiste et de Marguerite Flamand, était un métis rattaché aux Algonquins Têtes-de-Boule de la Haute-Mauricie. Il a épousé Célina Plamondon, fille de Félix et de Margerite Chartrand, le 22 août 1865 à Saint-Tite dans le comté de Champlain. L'abbé Napoléon Caron a écrit que la femme de Jean-Baptiste était une sauvage, mais j'en doute. Elle était peut-être métisse d'une autre nation. Ça reste à confirmer. Des Abénaquis chassaient sur la rivière Batiscan à cette époque.

Ils ont habité une maison sur le bord du Saint-Maurice, à l'embouchure de la rivière Croche, au nord de La Tuque. Ils cultivaient la terre selon l'abbé Caron. Jean-Baptiste Boucher faisait aussi la chasse et la trappe et vendait ses fourrures aux Trois-Rivières. Il était connu parce que sa maison se trouvait sur la route des voyageurs qui remontaient ou descendaient le Saint-Maurice. J'ai trouvé une quinzaine d'actes les concernant dans les registres des paroisses de Saint-Tite, Sainte-Flore et Grande-Anse, notamment des baptêmes d'enfants nés sur la rivière Croche.

On trouve deux témoignages contradictoires sur Jean-Baptiste Boucher : le premier, en 1872, le présente comme un scélérat et le second, en 1887, comme un bon chrétien. Lequel croire ?

Le scélérat

Un article du journal Le Constitutionnel de Trois-Rivières du 22 janvier 1872 nous trace un portait très négatif de Jean-Baptiste Boucher :
"Un sauvage Tête-de-Boule du nom de Boucher, résidant à l'embouchure de la Rivière Croche, dans le haut du St-Maurice, a été arrêté en cette ville, samedi, au moment où il était à vendre des pelleteries chez M. Lesieur, rue Notre Dame. La cause de cette arrestation mérite d'être connue. Si les faits sont tels que les raconte la rumeur publique, cet homme serait d'une cruauté et d'une scélératesse inouïe.

Un jeune homme et une jeune fille restent avec Boucher. Ce sont les enfants d'un de ses beaux-frères nommé Plamondon, mort depuis quelques années. Boucher était parti, il y a quelques temps, avec son neveu pour aller trancher le castor, c'est- à dire pour aller prendre le castor sous la glace sur les lacs. Boucher revint seul à la maison, il y a quelques jours. M. Vassal, qui descendait du St. Maurice, trouva le jeune Plamondon sur le chemin, presque mort de froid et de faim. Il le ramassa, le mit dans sa voiture et le ramena chez son oncle. Le jeune homme raconta que Boucher, prétextant qu'il manquait de vivres, avait refusé de lui donner à manger, et que à mesure qu'il affaiblissait, son oncle le battait pour le faire marcher. A la fin, ne pouvant plus se tenir sur ses jambes, il tomba de lassitude sur le bord de la route. Lorsque Boucher vit que son neveu ne pouvait plus bouger il lui jeta une hache et s'en vint à sa maison. Il était alors à neuf milles de sa demeure. En se rendant chez Boucher, M. Vassal rencontra en route la soeur du jeune homme qu'il avait dans sa voiture. Elle pleurait et lui dit qu'elle allait à la recherche de son frère, Il la ramena avec lui. Arrivé chez Boucher le jeune Plamondon était tellement gelé que les pieds lui tombèrent et qu'enfin il mourut deux jours après. On dit que même durant ces deux jours la conduite de Boucher a été suspecte, qu'il tenait à éloigner les étrangers de la maison et qu'il a lui même enterré son neveu, sans l'aide de personne. Il paraitrait que Plamondon porte sur son corps les marques de mauvais traitements graves. On ajoute que Boucher aurait eu la tentation de ravir l'héritage de son neveu.

Dès que ces faits furent connus à Trois- Rivières, le chef de police de notre ville a télégraphié au coroner de Québec, car la Croche se trouve dans le district de Québec. Le coroner de Québec n'a pas voulu s'occuper de l'affaire.

C'est sous ces circonstances que Boucher, étant venu vendre ses pelleteries en ville, a été arrêté par le constable Fearon. On ajoute qu'au moment où il a abandonné son neveu, Boucher avait encore la viande de deux castors.

Il est probable que cette affaire va donner lieu à une poursuite criminelle fort difficile et que les tribunaux de Québec auront à faire venir plusieurs des témoins de la Tuque et de la Croche."
Il y a au moins une invraisemblance dans cet article du Constitutionnel qui cite « la rumeur publique » : on ne peut pas enterrer quelqu'un au mois de janvier, sans parler des pieds gelés qui tombent.


Le bon chrétien

Selon le récit de ses voyages sur le Saint-Maurice publié en 1888, l'abbé Napoléon Caron s'est arrêté chez Boucher en août 1887, soit quinze ans après la mort du neveu Plamondon. Voici ce qu'il en dit :

"A l'endroit où la rivière Croche se jette dans le Saint-Maurice, il y a deux magnifiques fermes ; celle qui est du côté de la Tuque appartient à M. Alex Baptiste et a été louée à M. B Hall. Celle qui est du côté nord appartient à M. Jean-Baptiste Boucher, ci-devant chef des Sauvages de Montachingue.

Ce monsieur est un métis intelligent et bon chrétien ; par ses ancêtres français, il est de la même famille que le seigneur Boucher de Maskinongé. Il a épousé une sauvage, et il garde un goût prononcé pour la chasse ; mais il est cultivateur par raison. Il a une jolie maison, extérieurement lambrissée en déclin. Quant à la terre qu'il possède, il nous semble qu'un homme qui a une propriété comme celle-là est déjà arrivé à la richesse.

Madame Boucher a plusieurs enfants et nous avons vu le plus jeune sur un de ces berceaux dont nous avons déjà donné la description. Elle a tous les traits du type sauvage, parle bon français mais paraît vouloir toujours laisser la parole à son mari."
L'abbé Caron a ajouté dans la marge que Jean-Baptiste Boucher n'est plus chef et que c'est son frère Sévère qui l'a remplacé.


Le même Boucher ?

Était-ce bien le même Boucher ?  Plusieurs détails le confirment : son appartenance aux Têtes-de-Boule, la maison à l'embouchure de la Croche, un beau-frère Plamondon.

J'ai trouvé l'article du Constitutionnel et plusieurs autres informations sur le Forum Autochtone de Planète Généalogie, qui est animé par le généalogiste Serge Goudreau. C'est un site à visiter pour ceux qui s'intéressent à la généalogie et à la petite histoire des Amérindiens.

Voir aussi :

- CARON, Napoléon. Deux voyages sur le Saint-Maurice,  Éditions du Septentrion.
- GÉLINAS, Claude. La Gestion de l'étranger : Les Atikamekw et la présence eurocanadienne en Haute-Mauricie 1760-1870,  Éditions du Septentrion, 2000, 379 pages.

mercredi 26 janvier 2011

Les doyennes de la Mauricie

Julia Houde (1894-2006)
Mise à jour le 24 décembre 2014

J'ai dressé une courte liste des personnes nées en Mauricie qui sont décédées à l'âge le plus avancé. Il n'y a pas d'homme dans ce classement, ce qui n'a rien d'étonnant étant donné que plus de 90 % des centenaires sont des femmes.

On constate que Julia Houde qui est décédée à l'âge de 112 ans a eu une longévité vraiment exceptionnelle. Elle appartenait à la catégorie sélecte des "super centenaires" qui regroupe les personnes qui ont vécu 110 ans ou plus.  Elle était d'ailleurs une des 25 personnes les plus âgées de la planète (voir Vivre très longtemps sur ce blog). Les six personnes qui la suivent dans ce classement ont vécu 3, 4 ou 5 ans de moins qu'elle.

Voici donc les personnes nées en  Mauricie qui, d'après mes données, sont décédées à l'âge le plus avancé. J'ai vérifié leur âge dans l'acte de baptême et ajouté les informations relatives à leur mariage, le cas échéant.

  1. Julia Houde - 112 ans et 2 mois - Née le 18 septembre 1894 à Saint-Prosper dans le comté de Champlain. Fille de Herménégilde et d'Amanda Cossette. Elle ne s'est pas mariée. Elle est décédée le 18 novembre 2006 à Montréal.
  2. Clara Saucier - 109 ans et 8 mois - Née le 25 avril 1903 à Saint-Paulin dans le comté de Maskinongé.  Fille d'Arthur Saucier et d'Anny Elliott. Elle habitait Shawinigan depuis 1920. Mariée à Henri (Hormidas) Bronsard le 13 juin 1928 dans la paroisse Saint-Bernard de Shawinigan. Voir sur ce blog : Claudia Saucier.
  3. Monique Girard - 108 ans et 6 mois -  Née le 29 avril 1903 à Trois-Rivières. Fille de Napoléon Girard et de Joséphine Dufresne. Elle a épousé Ludger-Auguste Hébert, fils d'Auguste et de Célina Roy, le 17 juillet 1922 à Trois-Rivières. Elle est décédée le 17 octobre 2011 à la Résidence Villa Champêtre à Trois-Rivières.
  4. Clara Lajoie - 107 ans et 10 mois - Née le 20 avril 1901 à Saint-Léon-le-Grand dans le comté de Maskinongé. Fille de Henri et d'Édouardina Benoit. Elle a épousé Victorin Milot, fils d'Arthur et Mathélia Bournival le 10 avril 1828 à Saint-Léon. Elle est décédée le 17 février 2009 au Cap-de-la-Madeleine.
  5. Claudia Boucher - 107 ans et 6 mois - Née le 8 mars 1902 à Saint-Élie-de-Caxton dans le comté de Saint-Maurice. Fille d'Adélard et de Joséphine Gélinas. Elle a épousé Armand Côté, fils d'Alfred et de Marie-Louise Rabouin, le 3 mars 1924 à Shawinigan. Elle est décédée le 29 septembre 2009 à Grand-Mère (Saint-Georges).
  6. Alice Trudel - 107 ans et 6 mois - Née le 21 décembre 1905 à Saint-Jean-des-Piles dans le comté de Champlain. Fille d'Adélard Trudel et d'Indiana Brouillette. Elle a épousé Antonio Houle, fils de François-Xavier et de Mathilde Raymond, le 23 avril 1936 à La Tuque. Elle est décédée le 22 juin 2013 à Saint-Augustin de Desmaures.
  7. Dora Chorel (Charel) - 107 ans et 5 mois - Née le 26 septembre 1901 à Champlain. Fille de Lucien et de Caroline Duval. Elle a épousé Richard Vaillancourt, fils d'Anselme et de Rébecca Marchand, le 11 octobre 1927 à Champlain. Elle est décédée le 18 mars 2009 à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
  8. Yvette Grenier - 107 ans et 1 mois - Née le 1er juin 1901 à Saint-Joseph de Maskinongé. Fille de Romuald et de Marie-Louise Lemire. Elle a épousé Bernardin Bélanger, fils d'Adélard et d'Ernestine Lesage, le 12 juin 1939 à Saint-Joseph. Elle est décédée le 28 juin 2008 à Louiseville
Soeur Béatrice Naud, Fille de Jésus, née le 6 avril 1905 à Saint-Adelphe, est maintenant âgée de 109 ans et 8 mois, ce qui la place au deuxième rang.

Monsieur Charles Rousseau, natif de Trois-Rivières et décédé le 15 novembre 2010 à l'âge de 106 ans et 7 mois, est probablement l'homme né en Mauricie qui a vécu le plus longtemps.

Voir aussi : Vivre très longtemps.
Les photos qui suivent sont tirées des avis de décès qui ont été publiés dans Le Nouvelliste de Trois-Rivières.
Claudia Boucher (1902-2009)
Clara Lajoie (1901-2009)

Dora Chorel (1901-2009)
Yvette Grenier (1901-2008)



dimanche 9 janvier 2011

Du mauvais usage du prénom Amédée


  • Amédée Boucher, fils de Théodore et de Georgina Ayotte, a épousé Jeanne Lamy, fille de Sévère et d'Amanda Strickland, le 23 novembre 1903 à Saint-Barnabé.
  • Amédée Boucher, fils de Léger et de Lucie Aubry, a épousé Célina Gélinas, fille d'Antoine et de Célina Blais, le 16 février 1881 à Saint-Barnabé.
  • Amédée Chaîné, fils de Raphaël et d'Hermine Boucher, a épousé Clara Pellerin, fille d'Antoine et de Caroline Deschesnes le 26 octobre 1897 à Saint-Boniface de Shawinigan.

lundi 13 décembre 2010

Madame de la Meslée trafiquante d'eau-de-vie

La vente d'alcool aux  Amérindiens a été interdite en Nouvelle-France en 1657, à cause des désordres que la boisson provoquait chez eux.  Les missionnaires soutenaient cette interdiction, avec l'appui de l'évêque Monseigneur de Laval, alors que les marchands s'y opposaient. L'administration civile ne la faisait pas respecter. L'auteur de la Relation des Jésuites écrivait à ce sujet en 1663 : "Je ne veux pas décrire les malheurs que les désordres de la boisson ont causé à cette église naissante. Mon encre n'est pas assez noire pour les dépeindre de leurs couleurs; il faudrait du fiel de dragon pour coucher ici les amertumes que nous avons ressenties."

Peau de castor sur armature
Malgré l'interdiction, des commerçants échangeaient de l'eau-de-vie contre des fourrures aux Algonquins qui vivaient à proximité de Trois-Rivières. C'était plus facile que d'aller courir les bois dans les pays d'en-haut. De plus, certains Amérindiens qui s'étaient habitués à la consommation d'alcool refusaient d'autres marchandises en échange de leurs fourrures. L'habitude de la traite de l'eau-de-vie s'était ainsi installée dans les moeurs de la colonie trifluvienne et les coupables s'étonnaient qu'on leur en fasse le reproche.

Jeanne Évard (1618-1682), surnommée Madame de la Meslée, dirigeait un réseau de trafic d'eau-de-vie au village du Cap (devenu plus tard le Cap-de-la-Madeleine). Madame de la Meslée était l'épouse de Christophe Crevier dit la Meslée. Ils se sont mariés en 1633 dans la région de Rouen en France et sont arrivés en Nouvelle-France vers 1639.  Ils ont eu huit enfants dont une fille prénommée Jeanne  qui a épousé, en 1652, Pierre Boucher Sieur de Gros-Bois, capitaine de milice du bourg de Trois-Rivières. Boucher a été gouverneur des Trois-Rivières pendant la majeure partie de la période allant de 1654 à 1668. Il était propriétaire d'un fief au Cap-de-la-Madeleine où résidait la famille Crevier.

Christophe Crevier Sieur de la Meslée, qui était boulanger, est décédé en 1662 ou 1663.  Sa veuve Jeanne Évard a été incriminée en 1667 lors d'une enquête du Conseil souverain sur la traite d'eau-de-vie. Cette enquête avait été faite à la demande pressante des Jésuites qui avaient sédentarisé un groupe d'Algonquins au Cap-de-la-Madeleine pour les protéger des Iroquois et des trafiquants d'alcool. Mais aussitôt qu'ils s'éloignaient de la mission en hiver, les trafiquants les rejoignaient en traîneaux pour leur échanger de l'eau-de-vie contre des fourrures, de la viande d'orignal, des raquettes ou des mocassins qu'ils revendaient ensuite avec profit aux habitants de Trois-Rivières. Les Amérindiens pouvaient aussi se procurer de l'alcool dans les maisons des trafiquants au village du Cap et même le consommer sur place.

La plupart des témoignages qui ont été entendus lors de l'enquête de 1667 désignaient Jeanne Évard, sous les noms de Madame Crevier ou de Madame de la Meslée, comme la principale instigatrice de ce commerce avec ses fils Jean, Nicolas et Jean-Baptiste Crevier, ses gendres Nicolas Gastineau dit Duplessis et Michel Gamelain et ses domestiques Jean Hébert et Simone Dorian. En plus de faire son trafic illégal au Cap, elle organisait aussi des voyages de traite dans les pays d'en-haut.

L'histoire ne nous dit pas si elle poursuivait ainsi un commerce de son défunt mari ou bien si ce trafic résultait de sa propre initiative. Je penche pour la deuxième hypothèse étant donné qu'on ne mentionne nulle part que le mari ait été impliqué dans la traite des fourrures. Il est à noter que trois de leurs fils ont été tués par les Iroquois.

Voici quelques extraits des témoignages qui l'ont incriminée : Henry Derby étant à boire sa part d'un pot de vin au logis de Madame Crevier, il était venu deux Sauvagesses lesquelles avaient apporté trois cervelles pour lesquelles la Dame de la Meslée leur aurait donné une pinte de vin. --- Benjamin Anseau affirme que tout l'hiver il a vu plusieurs fois des Sauvages et Sauvagesses ivres dans le village du Cap ... (les Sauvages) par plusieurs fois lui ont dit en venir traiter en sa maison. --- Pierre Coustaut a souvent vu des Sauvages ivres  et presque toujours le bruit courait qu'ils s'étaient enivrés soit au logis de Madame de la Meslée, soit chez Madame Duplessis (sa fille). --- François Frigon a vu Madame Duplessis servir du vin ou de l'eau-de-vie à un Sauvage nommé Rakoué et à sa femme qu'elle avait enfermés dans un cabinet qui tient à sa maison.


Pierre Boucher (1622-1717)
Malgré ces témoignages, il n'y a pas eu d'accusations portées contre Jeanne Évard et son groupe, sans doute parce qu'elle était la belle-mère du gouverneur, mais aussi parce que le juge royal Michel Leneuf du Hérisson avait lui-même parmi ses proches des trafiquants notoires. Dégouté par le comportement de sa belle-famille, Pierre Boucher, un homme foncièrement honnête, a démissionné du poste de gouverneur quelques mois après l'enquête pour aller finir ses jours dans sa seigneurie de Boucherville près de Montréal. Il disait chercher « un lieu dans ce pays où les gens de bien puissent vivre en repos ».

Jeanne Évard n'était pas la seule "dame" de la société trifluvienne a être impliquée dans le trafic de l'eau-de-vie. Une autre enquête avait eu lieu deux ans plus tôt, soit en 1665, qui avait incriminé Marguerite Le Gardeur, une dame de la noblesse, épouse de l'ancien gouverneur de Trois-Rivières Jacques Leneuf de la Potherie et belle-soeur du juge royal Michel Leneuf du Hérisson. Aucune accusation n'avait été portée contre elle non plus. On l'avait même dispensée de témoigner à l'enquête. Quand le mauvais exemple vient de haut ...

Dans ce contexte, il était pratiquement impossible de faire respecter l'interdiction. En 1668, le Conseil souverain permet à nouveau la traite de l'eau-de-vie pour favoriser le commerce des fourrures. Il interdit toutefois aux Amérindiens de s'enivrer! 

Sources :
- Douville, Raymond; Visages du vieux Trois-Rivières, tome 1, Les Éditions La Liberté, pages 9-31.
- Saintonge, Jacques; Christophe Crevier dit Lameslée, dans Nos Ancêtres, vol 7, Sainte-Anne-de-Beaupré, 1986.
- Trudel, Marcel; La seigneurie de la Compagnie des Indes Occidentales 1663-1674.
Voir aussi l'article sur Pierre Boucher dans le Dictionnaire biographique du Canada.


mercredi 7 avril 2010

Familysearch (2)

 (mise à jour le 15 août 2011)

J'ai publié le 22 mars dernier un article sur les trouvailles que j'ai faites sur le site de Familysearch qui rend disponibles gratuitement des images de documents anciens (recensements, listes de mariages, certificats de naissance, certificats de décès) des résidents des États-Unis. C'est un  instrument de recherche fantastique  pour ceux qui s'intéressent à la généalogie des familles franco-américaines.

Voici donc la suite de l'article du 22 mars dernier. Aux 7 familles qui avaient alors fait l'objet de recherches dans Familysearch s'ajoutent les suivantes :

 8. Élie St-Onge, Agnès Bellemare et Melinda Martell à Menominee MI
 9. Onésime Gélinas et Victoria Houle à Nashua NH
10. Pierre Gélinas et Agnès Caron à Chicopee Mass
11. Adélard Gélinas et Séverine Gélinas à Manchester NH
12. Édouard Gélinas et Louise Fréchette à Manchester NH
13. Adélard Boucher et Joséphine Gélinas à Manchester NH


8. Élie St-Onge, Agnès Bellemare et Melinda Martell  dans le Michigan

Des recherches sur ce site - voir l'article du 22 mars - avaient permis de trouver des informations sur deux frères St-Onge de Saint-Paulin, les fils de François Martineau-Saintonge et de Josephte Allard  :
  • Le forgeron Désiré St-Onge, époux de Zoé Milette, apparaît d'abord à  Woonsockett dans le Rhode Island puis à New Bedford dans le Massachusetts.
  • Son frère cadet François St-Onge, époux de Caroline Paquin, était épicier à Lowell dans le Massachusetts.
J'ai trouvé des documents sur un troisième fils du même couple prénommé Élie, époux de Melinda Martell, qui s'est établi dans le comté de Menominee dans le Michigan. Le comté de Menominee est voisin de celui d'Oconto dans le Wisconsin. Une rivière les sépare. Or, on sait que Désiré St-Onge, le forgeron, était à Oconto vers 1868-1869. Les frères St-Onge sont peut-être allés travailler ensemble dans cette région où Élie se serait établi par la suite.

En 1900, la famille d'Élie St-Onge et de Melinda Martell a été recensée dans le canton de Meyer  dans le comté de Menominee. Ils vivaient sur une ferme. Élie a 54 ans (né en octobre 1845) et sa femme Melinda  a 33 ans (n. février 1867). Ils sont mariés depuis 11 ans. Les deux sont nés au Canada. Élie déclare être arrivé aux États-Unis en 1878 et Melinda en 1870. Élie sait lire et écrire mais sa jeune femme est analphabète.

Le canton de Meyer s'est développé, à compter de 1878, grâce à l'industrie forestière. Un moulin à scie appartenant à Mr C.J.L. Meyer de Fond du Lac dans le Wisconsin transformait les cèdres et les pins des forêts environnantes. Des cultivateurs, comme Élie St-Onge, s'installaient ensuite sur les terres ainsi déboisées. Aujourd'hui, l'industrie forestière a disparu et le canton de Meyer ne compte plus qu'un millier d'habitants dont la plupart habitent dans le village de Hermansville.

Élie et Melinda se sont mariés le 3 juin 1889 à Spalding dans le comté de Minominee. Élie, fils de Frank St-Onge et de Joséphine Allard, était veuf mais le nom de sa première femme n'est pas indiqué. Les enregistrements de mariage dont il sera question plus loin nous donnent son nom: Agnès Bellemare.  Agnès est décédée le 26 novembre 1887 à  l'âge de 32 ans. Melinda Martell était la fille d'Alex Martell et de Vadit Bicatt. À Menominee, les noms francophones étaient affreusement déformés. Il s'agissait probablement d'une famille Martel du Québec dont la mère s'appelait  peut-être Picard. 
 
Les documents relatifs à la famille d'Élie St-Onge sont relativement nombreux; en plus des recensements de 1880, 1900 et de 1920, j'ai trouvé 8 enregistrements de naissance, un certificat de décès et 5 enregistrements de mariages. Ces informations permettent de reconstituer, partiellement,  une très grande famille de 17 enfants issus de 2 lits :

- Enfants d'Élie St-Onge et d'Agnès Bellemare :
  • Margaret (Maggie) née en 1873 dans le Michigan. Elle a épousé Joseph Janguay, probablement Tanguay, le 1er juin 1896 à Spalding dans le comté de Menominee.
  • William né en 1875 dans le Michigan.
  • Emma née en 1878 dans le Michigan
  • Lester F. né en octobre 1882. Marié à une femme prénommée Emma. Décédé le 12 octobre 1936 à Electron dans le comté de Pierce, Washington.
  • John né le 5 août 1884 à Spalding, comté de Menominee, Michigan. Marié le 22 novembre 1909 à Nadeau dans le comté de Menominee.
  • Edmond W. né en septembre 1886.
- Enfants d'Élie St-Onge et de Melinda Martell :
  • Harry né en juin 1890.
  • Herman né en septembre 1891.
  • Élie né le 9 février 1892 à Meyer twp dans le canton de Menominee MI.
  • Samuel né le 4 novembre 1894 à Meyer twp.
  • Albert né en juillet 1896.
  • Leo né le 7 mars 1898 à Meyer twp.
  • Agnès née en 1901. Elle a épousé John Radman le 9 juillet 1923 à Hermansville, comté de Menominee, MI.
  • Archie né le 5 mars 1902 à Hermansville, comté de Menominee MI.
  • Harvey né en 1904 au Michigan.
  • Edna née en 1906 au Michigan.
  • Yvan né en 1909 au Michigan.
Élie St-Onge et sa femme Melinda vivaient encore dans le comté de Menominee au recensement de 1920. Élie était alors âgé de 74 ans et Melinda 53 ans. Ils avaient encore 6 enfants avec eux à la maison.

À noter : Une autre famille dont le chef s'appelait Ely St.Onge (né en 1833 au Canada) a été recensée dans le canton de Spalding du comté de Menominee en 1880. Son épouse s'appelait Delia. (née en 1840 à New York). Ce deuxième Élie était plus âgé que celui qui nous intéresse et n'apparaît plus au recensement de 1900.  Il faut prendre garde à ne pas confondre les deux familles.


9. Onésime Gélinas et Victoria Houle dans le New Hampshire

Onésime Gélinas (né en 1838 au Canada) et Victoria Houle (née en 1842 au Canada) ont enregistré 3 naissances à Nashua dans le New Hampshire. C'était une petite ville industrielle où la Nashua Manufacturing Company exploitait des usines de coton grâce à l'énergie hydroélectrique. En 1893, Onésime Gélinas travaillait dans une fabrique de boîtes (box factory). Voici les 3 naissances qui ont été enregistrées à Nashua :
  • Thomas Gélinas né le 29 octobre 1893.
  • Flavie Marie Gélinas née le 19 février 1896.
  • Joseph Alphonse Gélinas né le 9 septembre 1899. Le certificat de naissance de Joseph Alphonse indique qu'il était le treizième enfant du couple.
Ils n'ont pas été recensés aux États-Unis en 1900. Je ne trouve plus aucune mention de cette famille après la naissance de Joseph Alphonse en 1899.

Onésime Gélinas et Victoria Houle se sont mariés le 23 septembre 1878 à Saint-Barnabé-Nord dans le comté de Saint-Maurice. On les retrouve ensuite à Sainte-Flore dans le comté de Champlain où ils ont fait baptiser 5 enfants entre 1881 et 1889. 


10. Pierre Gélinas et Agnès Caron dans le Massachusetts

L'article sur Familtsearch du 22 mars dernier présentait des informations sur trois enfants de Louis-Solyme Caron et de Marie-Josephte Lacerte de Saint-Boniface-de-Shawinigan :

  • Marie Caron et son mari Olivier Lampron à Manchester
  • Onésime Caron et Philomène Gélinas aussi à Manchester
  • Cyriac Caron et Anaphlète Lamy à Chicopee, Mass
Une quatrième enfant du même couple, Agnès Caron, est décédée le 15 avril 1913 à Chicopee dans le Massachusetts. Elle était âgée de 67 ans et veuve de Pierre Gélinas. Elle était domiciliée au 81 School Street à Chicopee.


11. Adélard Gélinas et Séverine Gélinas à Manchester

Adélard Gélinas, fils de Frédéric et de Domithilde Lavergne, et Séverine Gélinas, fille d'Alphonse et de Mérélice Grenier, se sont mariés à Saint-Sévère dans le comté de Saint-Maurice le 11 septembre 1894. L'été suivant, on les retrouve à Manchester dans le New Hampshire où ils enregistrent la naissance de leur premier enfant. Adélard Gélinas exerce alors le métier de "mill operative". J'ai trouvé trois enregistrements de naissance au nom de ce couple à Manchester :

  • Amédée né le 17 juillet 1895;
  • Rosa née le 16 décembre 1897;
  • Florido né le 8 décembre 1900.
Les enregistrements indiquent que Rosa était le troisième enfant du couple et Florido le cinquième. Il y aurait donc eu deux autres naissances entre 1895 et 1900, soit en 1896 et en 1898 ou 1899. On retrouve dans les registres de la Mauricie les mariages de deux autres filles du couple :

  • Irène mineure à son mariage avec Maxime Lessard (Léandre et Mézélée Milette) le 26 juin 1929 à Charette.
  • Mathilda mineure à son mariage avec Onésime Déziel (Onésime, Louise Lesieur) le 27 juillet 1915 à Saint-Sévère.

12. Édouard Gélinas et Louise Fréchette à Manchester

Ce couple a enregistré la naissance de son quatorzième enfant, prénommé Gilbert, le 12 août 1899 à Manchester dans le New Hampshire. Édouard Gélinas travaille comme "laborer". Ils sont tous les deux âgés de 45 ans.

Édouard Gélinas, fils de Paul et d'Adélaïde Robert, et Louise Fréchette, fille de Zéphirin et de Félicité Rivard, se sont mariés le 13 juillet 1876 à Saint-Léon-le-Grand dans le comté de Maskinongé. Édouard Gélinas était cultivateur à l'époque de son mariage.


13. Adélard Boucher et Joséphine Gélinas à Manchester

Adélard Boucher, fils d'Isaac et d'Honorat Bellemare, et Joséphine Gélinas, fille de Majorique et de Célina Gélinas, se sont mariés le 3 avril 1894 à Saint-Élie-de-Caxton dans le comté de Saint-Maurice. Quatre ans plus tard, soit le 12 août 1898, ils enregistrent la naissance de leur troisième enfant, une fille prénommée Marie Yvonne Angélina, à Manchester dans le New Hampshire. Adélard Boucher âgé de 25 ans travaille comme "mill operative". Sa femme est âgée de 21 ans seulement.


Voir aussi sur ce blog : Familysearch

mardi 16 février 2010

Claudia Boucher

Je reproduis ci-après l'avis de décès de Madame Claudia Boucher paru sur Cyberpresse le 8 octobre 2009. Je crois qu'au moment de son décès, à 107 ans et 6 mois, elle était la deuxième personne la plus âgée qui soit née en Mauricie.

"Marie-Clodina" Boucher est née le 8 mars 1902 à Saint-Élie-de-Caxton. Elle était la fille d'Adélard Boucher et de Joséphine Gélinas. Elle a épousé Armand Côté, fils d'Alfred Côté et de Marie-Louise Rabouin, le 3 mars 1924 dans la paroisse Saint-Marc de Shawinigan.

L'avis de décès
À la Résidence Saint-Georges de Grand-Mère, le 29 septembre 2009, est décédée à l'âge de 107 ans et 6 mois, Mme Claudia Boucher, épouse de feu Armand Côté, demeurant à Saint-Georges de Grand-Mère, autrefois de la paroisse Saint-Marc de Shawinigan. Les funérailles auront lieu le samedi 10 octobre 2009 à 11 h en l'église Saint-Marc de la paroisse Sainte-Marguerite-d'Youville de Shawinigan. L'inhumation des cendres aura lieu au cimetière Saint-Michel de Shawinigan-Sud. La défunte laisse dans le deuil ses enfants : Jacques (Jeannine Casabon), Mariette (Maurice Héneault), Jacqueline (feu Jacques Vincent), Françoise (feu Léo Sanscartier), Fernand (Marie Jacques), Marcel (Georgette Champagne), Laurence (Armand Désaulniers), Louiselle (feu Guy Berthiaume); 15 petits-enfants : Claire et Céline Côté, feu Roger Héneault, Hélène, René et Denis Vincent, Alain Sanscartier, Diane Côté et feu Claude Côté, Francine et Mario Côté, René Tessier, Sylvie, Guylaine et Guy Jr Berthiaume ainsi que leur conjoint(e); 18 arrière-petits-enfants et 6 arrière-arrière-petits-enfants; ses belles-soeurs : Simone Auger (feu Arthur boucher) et Jeanne Côté (feu Victor Juneau); ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s de la famille. La famille désire témoigner sa reconnaissance aux propriétaires de la Résidence Saint-Georges et son personnel, pour les bons soins, ainsi qu'à l'Abbé Pichette et à Soeur Brigitte Aubin, pour tout le réconfort et l'assistance spirituelle apportés.

Ajout : La Mauricienne qui a vécu le plus longtemps était Julia Houde native de Saint-Prosper dans le comté de Champlain qui est décédée à l'âge de 112 ans le 18 novembre 2006 à Montréal (voir Les doyennes de la Mauricie).