Voici la position de Maurice Duplessis sur le rôle du clergé dans le domaine de l'éducation. Ce discours a été prononcé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1959, peu de temps avant sa mort.
Flâneur : Celui qui se promène sans but. Qui perd son temps à des bagatelles.
A person who walks the city in order to experience it.
Le sujet principal de ce blog est la petite histoire et la généalogie des familles de la Mauricie. On y traite aussi parfois de littérature, d'écologie et d'autres sujets.
lundi 31 janvier 2011
jeudi 27 janvier 2011
Pierre Rondeau s'est noyé
Le mercredi 1er août 1928, le journal La Patrie de Montréal a publié cet entrefilet qui n'en disait pas beaucoup : "Noyade dans la rivières Shawinigan (Trois-Rivières, Presse canadienne). Pierre Rondeau âgé de 60 ans s'est noyé hier dans la petite rivière Shawinigan en face de Shawinigan Falls".
On trouve l'acte de sépulture d'un Pierre Rondeau dans les registres de la paroisse Sainte-Flore, près de Shawinigan, en date du 2 août 1928. La cause du décès et l'identité des parents du défunt ne sont pas précisés dans l'acte mais la date du décès, l'âge et le lieu correspondent aux informations données dans le journal. Il s'agit donc du même Pierre Rondeau.
Les témoins lors de la sépulture étaient Henri Rondeau et Henri Robitaille. Toutes ces informations (âge, lieu, identité des témoins) concordent pour identifier le défunt comme étant le fils de Pierre Rondeau et de Philomène Adam né en 1867 à Saint-Jean-de-Matha. Ce Pierre Rondeau habitait à Glenada (Sainte-Flore) chez sa soeur Azéline Rondeau qui était veuve de Nazaire Robitaille, décédé en 1927. Un autre frère d'Azéline, Henri Rondeau le premier témoin de l'acte de sépulture, habitait aussi avec eux. Le deuxième témoin Henri Robitaille était le fils d'Azéline Rondeau.
La petite rivière Shawinigan servait au flottage du bois pour l'usine de pâte et papier de la Belgo à Shawinigan. On peut difficilement s'y noyer en plein coeur de l'été alors que l'eau est normalement à son plus bas, à moins d'être pris d'un malaise. Le même numéro du journal La Patrie nous apprend que le mois de juillet 1928 a été exceptionnellement pluvieux.
Source : le journal La Patrie est accessible en ligne sur le site de BANQ.
Louiseville enterre ses morts
Un article qui a été publié le 14 août 1936 dans le journal La Presse. La campagne électorale dont il est question est celle qui a permis à l'Union nationale de Maurice Duplessis de prendre le pouvoir pour la première fois et de mettre ainsi fin à 39 années de règne libéral.
La plus grande catastrophe de l’auto
L'Église et l'État apportent aux familles des 22 victimes de la plus épouvantable catastrophe de l'auto en Amérique, des prières ferventes et des sympathies émues.
Louiseville. Le baisser de rideau de la campagne électorale dans cette région a été sinistre. En une fraction de seconde 22 hommes - des jeunes gens et même des adolescents— ont été précipités dans l'éternité.
A 11 h. 25 (heure solaire) vendredi (14 août 1936), dans la nuit, un convoi de fret, le No 85 du Pacifique Canadien (convoi communément appelé le «train de papier» car il transporte des usines du bas de Québec le papier à journal destiné aux imprimeries américaines) a frappé à la traverse de Louiseville au mille 61, un camion portant plus de 30 personnes qui revenaient d'une assemblée contradictoire (qui fut tumultueuse) à Saint-Justin. Voilà le fait brutal dans tout son laconisme.
Pour ceux qui en furent témoins - ils sont nombreux - de cet accident, peut-être le plus formidable du genre dans toute l'Amérique du Nord, restera un inoubliable cauchemar.
Jamais l'imprudence d'un chauffeur n'aura accumulé en si peu de temps pareilles horreurs, créé autant de deuils et jeté toute une population dans une consternation indicible.
La traverse à niveau en question se trouve à un demi-mille de la ville. On y arrivait et le chauffeur, Edmond Houle, 45 ans, amateur de vitesse, nous a-t-on dit, aperçut comme bien d'autres le reflet du phare de la locomotive. Habitant Louiseville depuis des années, il n'était pas sans savoir que le fret rapide de Québec n'allait pas tarder.
Il ne pouvait se méprendre sur la nature du reflet lumineux qu'il voyait grandir rapidement. Et il le voyait fort bien car il n'existe aucune obstruction. Un chauffeur, fut-il bien enfoncé dans son siège, ne peut pas ne pas voir une locomotive approcher.
Si peu admissible que cela soit, supposons un moment que M. Houle n'ait pas aperçu la lumière de la locomotive, il a certainement entendu l'appel dramatique du sifflet qui durant trois longues minutes, lança son cri. En outre - ceci est confirmé par quatre des jeunes gens qui ont échappé à la mort - M. Houle fut averti par quelques-uns de ceux qu'il transportait dans son camion:
« M. Houle, le train s'en vient, arrêtez! Arrêtez! »
Enfin, à quelques centaines de pieds de la voie ferrée. M. Houle ne fut pas sans voir trois autos qui avaient complètement stoppé. Même - ceci encore a été raconté par des témoins oculaires - les chauffeurs de ces autos avaient averti de la main M. Houle de ne pas passer.
Mais celui-ci filait! A quelle vitesse? 35 ou 45 milles à l'heure. Qui le dira? Seulement on croit comprendre qu'il a subitement saisi le danger. Que faire? Appliquer les freins? L'auto eut donne sur le convoi. Tenter le coup alors, jouer avec le destin… et passer?
C'est ce qu'il fit ou plus exactement ce qu'il essaya de faire. Des témoins ont vu le camion sauter sous la pression subite de l'accélérateur poussé à fond.
Le camion fut touché à 2 pieds des roues gauche arrière. Ce fut un seul cri d'horreur!
Comme un bolide, le camion de trois tonnes fut soulevé jusqu'à la hauteur de la locomotive. Accomplissant un tour complet sur lui-même, virevoltant, il alla s'écraser, de l'autre côté de la voie, jusqu'au fond du remblai.
Sous le choc, le carburateur du camion éclata - on le retrouva à 100 pieds du véhicule - l'essence se répandit et mit le feu à la cabine du chauffeur. Sur un rayon de 1000 pieds éclairé par le camion en flammes ce n'était que des formes affreusement mutilées. Du champ s'élevait une plainte à fendre l'âme. Le train stoppé le plus prestement possible par son mécanicien formait la toile de fond de cette scène horrible.
mercredi 26 janvier 2011
Les doyennes de la Mauricie
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| Julia Houde (1894-2006) |
Mise à jour le 24 décembre 2014
J'ai dressé une courte liste des personnes nées en Mauricie qui sont décédées à l'âge le plus avancé. Il n'y a pas d'homme dans ce classement, ce qui n'a rien d'étonnant étant donné que plus de 90 % des centenaires sont des femmes.
On constate que Julia Houde qui est décédée à l'âge de 112 ans a eu une longévité vraiment exceptionnelle. Elle appartenait à la catégorie sélecte des "super centenaires" qui regroupe les personnes qui ont vécu 110 ans ou plus. Elle était d'ailleurs une des 25 personnes les plus âgées de la planète (voir Vivre très longtemps sur ce blog). Les six personnes qui la suivent dans ce classement ont vécu 3, 4 ou 5 ans de moins qu'elle.
Voici donc les personnes nées en Mauricie qui, d'après mes données, sont décédées à l'âge le plus avancé. J'ai vérifié leur âge dans l'acte de baptême et ajouté les informations relatives à leur mariage, le cas échéant.
- Julia Houde - 112 ans et 2 mois - Née le 18 septembre 1894 à Saint-Prosper dans le comté de Champlain. Fille de Herménégilde et d'Amanda Cossette. Elle ne s'est pas mariée. Elle est décédée le 18 novembre 2006 à Montréal.
- Clara Saucier - 109 ans et 8 mois - Née le 25 avril 1903 à Saint-Paulin dans le comté de Maskinongé. Fille d'Arthur Saucier et d'Anny Elliott. Elle habitait Shawinigan depuis 1920. Mariée à Henri (Hormidas) Bronsard le 13 juin 1928 dans la paroisse Saint-Bernard de Shawinigan. Voir sur ce blog : Claudia Saucier.
- Monique Girard - 108 ans et 6 mois - Née le 29 avril 1903 à Trois-Rivières. Fille de Napoléon Girard et de Joséphine Dufresne. Elle a épousé Ludger-Auguste Hébert, fils d'Auguste et de Célina Roy, le 17 juillet 1922 à Trois-Rivières. Elle est décédée le 17 octobre 2011 à la Résidence Villa Champêtre à Trois-Rivières.
- Clara Lajoie - 107 ans et 10 mois - Née le 20 avril 1901 à Saint-Léon-le-Grand dans le comté de Maskinongé. Fille de Henri et d'Édouardina Benoit. Elle a épousé Victorin Milot, fils d'Arthur et Mathélia Bournival le 10 avril 1828 à Saint-Léon. Elle est décédée le 17 février 2009 au Cap-de-la-Madeleine.
- Claudia Boucher - 107 ans et 6 mois - Née le 8 mars 1902 à Saint-Élie-de-Caxton dans le comté de Saint-Maurice. Fille d'Adélard et de Joséphine Gélinas. Elle a épousé Armand Côté, fils d'Alfred et de Marie-Louise Rabouin, le 3 mars 1924 à Shawinigan. Elle est décédée le 29 septembre 2009 à Grand-Mère (Saint-Georges).
- Alice Trudel - 107 ans et 6 mois - Née le 21 décembre 1905 à Saint-Jean-des-Piles dans le comté de Champlain. Fille d'Adélard Trudel et d'Indiana Brouillette. Elle a épousé Antonio Houle, fils de François-Xavier et de Mathilde Raymond, le 23 avril 1936 à La Tuque. Elle est décédée le 22 juin 2013 à Saint-Augustin de Desmaures.
- Dora Chorel (Charel) - 107 ans et 5 mois - Née le 26 septembre 1901 à Champlain. Fille de Lucien et de Caroline Duval. Elle a épousé Richard Vaillancourt, fils d'Anselme et de Rébecca Marchand, le 11 octobre 1927 à Champlain. Elle est décédée le 18 mars 2009 à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
- Yvette Grenier - 107 ans et 1 mois - Née le 1er juin 1901 à Saint-Joseph de Maskinongé. Fille de Romuald et de Marie-Louise Lemire. Elle a épousé Bernardin Bélanger, fils d'Adélard et d'Ernestine Lesage, le 12 juin 1939 à Saint-Joseph. Elle est décédée le 28 juin 2008 à Louiseville
Soeur Béatrice Naud, Fille de Jésus, née le 6 avril 1905 à Saint-Adelphe, est maintenant âgée de 109 ans et 8 mois, ce qui la place au deuxième rang.
Monsieur Charles Rousseau, natif de Trois-Rivières et décédé le 15 novembre 2010 à l'âge de 106 ans et 7 mois, est probablement l'homme né en Mauricie qui a vécu le plus longtemps.
Voir aussi : Vivre très longtemps.
Monsieur Charles Rousseau, natif de Trois-Rivières et décédé le 15 novembre 2010 à l'âge de 106 ans et 7 mois, est probablement l'homme né en Mauricie qui a vécu le plus longtemps.
Voir aussi : Vivre très longtemps.
Les photos qui suivent sont tirées des avis de décès qui ont été publiés dans Le Nouvelliste de Trois-Rivières.
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| Claudia Boucher (1902-2009) |
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| Clara Lajoie (1901-2009) |
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| Dora Chorel (1901-2009) |
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| Yvette Grenier (1901-2008) |
dimanche 23 janvier 2011
Petit traité de politesse
Soeurs de la Charité de la Providence, Petit traité de politesse, deuxième édition, Providence Maison Mère, Montréal, 1914, 110 pages.
"La politesse peut se définir ainsi : Une application délicate et attentive de témoigner à tous, par notre conduite extérieure, notre estime et notre bienveillance."
"La politesse peut se définir ainsi : Une application délicate et attentive de témoigner à tous, par notre conduite extérieure, notre estime et notre bienveillance."
Les Soeurs de la Providence avaient une vie réglée. Elles apprenaient et enseignaient à leurs élèves à bien se comporter dans toutes les situations. Plusieurs des règles qui sont énoncées dans ce traité seraient encore utiles aujourd'hui, mais certaines des valeurs qui les sous-tendent nous semblent maintenant dépassées. On n'enseigne plus aux jeunes filles la modestie et la soumission à l'autorité.
Ce manuel a un petit côté suranné qui fait son charme. Ainsi, bien qu'il s'adresse aux jeunes filles, il n'utilise jamais le mot femme mais plutôt l'expression "personne du sexe", comme on disait autrefois le beau sexe, le deuxième sexe ou encore le sexe faible. Il y a un chapitre qui nous explique comment se comporter quand on est en présence du Souverain Pontife et des Évêques, ce qui n'arrivait pas souvent.
Ce manuel a un petit côté suranné qui fait son charme. Ainsi, bien qu'il s'adresse aux jeunes filles, il n'utilise jamais le mot femme mais plutôt l'expression "personne du sexe", comme on disait autrefois le beau sexe, le deuxième sexe ou encore le sexe faible. Il y a un chapitre qui nous explique comment se comporter quand on est en présence du Souverain Pontife et des Évêques, ce qui n'arrivait pas souvent.
Le traité de politesse était un genre à la mode à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle. Des dizaines d'ouvrages semblables ont été publiés à cette époque. La politesse, on disait aussi le savoir-vivre ou la civilité, était alors enseignée au secondaire dans les collèges et les couvents au Québec et aussi en France.
Cet exemplaire a appartenu à Marie-Ange Bourassa (1901-1981) qui a étudié au Pensionnat des Soeurs de la Providence à Sainte-Élisabeth dans le comté de Joliette. Elle était la fille d'Elzéar Bourassa et d'Odélie Gélinas de Saint-Boniface-de-Shawinigan.
Libellés :
Bourassa,
Laurentiana,
Saint-Boniface
samedi 22 janvier 2011
Le courage de Jacques Plante
Le 1er novembre 1959 à Boston, le gardien de but du Canadien Jacques Plante est frappé en plein visage par une rondelle qui lui fracture le nez. Il se rend au vestiaire pour recevoir des points de suture. Plante refuse ensuite de retourner sur la glace sans le masque qu'il utilise lors des entraînements. Son entraîneur Hector "Toe" Blake a toujours refusé de le laisser porter son masque durant les matchs - il considère que c'est un équipement de peureux - mais ne peux l'en empêcher ce soir-là parce qu'il n'a pas de gardien substitut.
Qu'est-ce que le courage ?
- Garder les buts à visage découvert ?
- Garder les buts avec un nez fracturé ?
- Défendre ses idées ?
Plante était indépendant d'esprit et se souciait bien peu de ce que l'on pouvait penser ou dire de lui. Être le premier gardien de but professionnel à porter un masque devant 20000 personnes, au risque de se faire traiter de peureux ou même de tapette, ne le gênait pas du tout. Il avait pris l'habitude de tricoter dans la chambre des joueurs avant les matchs pour chasser le stress. Ses coéquipiers le considéraient comme un original. Mais il était aussi le meilleur gardien de la ligue, alors on le laissait tranquille.
Jacques Plante est né le 17 janvier 1929 sur une ferme à Notre-Dame-du-Mont-Carmel dans le comté de Champlain. Il a passé son enfance à Shawinigan où son père Xavier occupait un emploi de machiniste à l'Alcan. Son frère Gaby a tenu une petite épicerie au coin de la Première rue et de l'avenue Des Cèdres dans la paroisse Saint-Bernard de Shawinigan pendant les années 1960-1970.
Ascendance paternelle
Ascendance paternelle
- Jean Plante - Françoise Boucher 1650-09-01 Québec
- Pierre Plante - Marguerite Patenostre 1691-11-06 Sainte-Famille
- Pierre Plante - Angélique Havar 1717-07-27 Saint-Jean, Ile d'Orléans
- Prisque Plante - Josephte Leclerc 1747-04-10 Saint-Pierre, Ile-d'Orléans
- Prisque Plante - Marie Dupil 1782-07-15 Saint-Pierre, Ile d'Orléans
- Prisque Plante - Louise Gourdeau 1812-04-06 Saint-Pierre, Ile d'Orléans
- Joseph Plante - Esther Lefebvre 1847-08-10 Saint-Antoine-de-Tilly
- Xavier Plante - Diana Lapointe 1896-04-13 Saint-Raymond-de-Portneuf
- F-Xavier Plante - Palma Brière 1927-11-23 Mont-Carmel, Champlain
- Jacques Plante - Jacqueline Gagné 1949-04-30 Québec (Notre-Dame)
Source : les mariages sont tirés de la banque de données BMS2000.
Libellés :
généalogie,
Mont-Carmel,
Plante,
Shawinigan,
sport
lundi 17 janvier 2011
Les Pinsonneault fleuries
Le photographe Pinsonneault de Trois-Rivières a produit une série de cartes postales ornées de gerbes de fleurs. On les appelle communément les Pinsonneaul fleuries. Il reprenait l'image d'une de ses cartes postales à laquelle il ajoutait une ornementation florale. Je crois que ces cartes étaient destinées à faire la promotion de la ville qui était représentée. En voici deux spécimens : la première montre la cathédrale de l'Assomption de Trois-Rivières et la seconde, une partie des chutes de Shawinigan. Cette dernière a été postée le 27 janvier 1907.
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