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dimanche 7 juillet 2013

Patronage et mobilité sociale à Yamachiche

À la fin du XIXe siècle, le village de Yamachiche, situé sur la rive Nord du Lac Saint-Pierre, s'est distingué par l'abondance de ses élites : avocats, notaires, médecins, politiciens, historiens, journalistes. Leur nombre, était alors sans commune mesure avec l'importance numérique de la population. Or, la plupart de ces notables provenaient de familles paysannes peu fortunées, un milieu qui normalement n'était pas propice à l'instruction des enfants.

Je crois que cette soudaine augmentation de la classe des notables était due à l'action du curé du village, l'abbé Dumoulin. Dans l'Histoire du séminaire de Nicolet 1803-1903, J-A Douville mentionne qu'en 1841, le curé de Yamachiche Sévère-Nicolas Dumoulin soutenait de ses deniers 14 élèves du séminaire (p 277).

Sévère-Joseph-Nicolas Dumoulin (1793-1853)

En fait, Yamachiche était alors la paroisse qui fournissait le plus d'élèves au séminaire de Nicolet.  Selon Marie-Claire Daveluy (dans la Revue d'histoire de l'Amérique française), l'abbé Dumoulin recrutait ses protégés lors de ses visites paroissiales. Il interrogeait les enfants, cherchant à discerner en eux des étincelles d'intelligence.

Je crois que l'action de l'abbé Dumoulin fut le début d'un réseautage qui a permis à d'autres enfants d'origine modeste d'avoir accès à des études supérieures. Certains d'entre eux ont ensuite enseigné au séminaire et patronné les membres de leurs famille. Ainsi, le journaliste Évariste Gélinas, fils d'une famille très nombreuse, avaient deux frères prêtres qui ont enseigné à cet endroit. D'autres ont favorisé les carrières de leurs compatriotes, comme Antoine Gérin-Lajoie qui a pris sous son aile son cousin Raphaël Bellemare, en lui cédant son poste de rédacteur du journal La Minerve, l'organe du parti conservateur dans le Bas-Canada. Un autre compatriote, Évariste Gélinas, occupera les mêmes fonctions à La Minerve quelques années plus tard.

Parmi les "notables" de Yamachiche  qui ont fréquenté le séminaire de Nicolet à cette époque, mentionnons l'historien et journaliste Raphaël Bellemare, le médecin et poète Nérée Beauchemin, l'avocat et politicien Nérée Le Noblet Duplessis, l'avocat et journaliste Évariste Gélinas, Anoine Gérin-Lajoie et son frère Elzéar, le notaire et auteur Petrus Hubert et l'avocat, politicien et historien François-Sévère Lesieur-Desaulniers. Il est à noter que la plupart de ces personnes ont milité pour le parti conservateur.

jeudi 1 novembre 2012

L'influence des récoltes sur l'éducation

Le Séminaire de Nicolet a ouvert ses portes en 1801 et est devenu un collège classique vers 1807. Il desservait principalement la clientèle du centre du Québec, mais recevait aussi des pensionnaires d'ailleurs au Canada et même de l'étranger. Il n'y avait à l'époque que trois collèges classsiques dans le Bas-Canada : Québec, Montréal et Nicolet.

Le Bas-Canada a connu une crise agricole pendant la première moitié du XIXe siècle. L'emploi de techniques agricoles archaïques et mal adaptées à notre climat était la principale cause de ce phénomène.  Ainsi, on s'entêtait à cultiver le blé malgré le climat humide et les étés courts. 

Ces mauvaises récoltes avaient une incidence négative sur la clientèle du Séminaire de Nicolet qui était constituée en grande partie de fils de cultivateurs. L'institution a connu de sérieuses difficultés en 1850, selon trois articles publiés dans le Journal des Trois-Rivières de cette année-là :

Le 25 mai  :
« La corporation du Séminaire de Nicolet fait savoir que, nonobstant les bruits répandus depuis quelque temps dans le public, il n’est nullement question de fermer son établissement à l’éducation. Elle se flatte que vu les grands services que ce séminaire a déjà rendus, tant au pays en général qu’au district des Trois-Rivières en particulier, on continuera de l’encourager. »

Le 13 juillet :
« Il y eu des plaintes relativement à la nourriture donnée au collège, mais depuis, il y a eu des améliorations. Depuis quelques années, il y a une réduction graduelle de nombre d’élèves, mais ceci est dû à ce que, une grande partie des élèves sont des fils de cultivateurs, et que nos cultivateurs n’ayant presque rien récolté depuis plusieurs années, n’ont pu subvenir aussi largement aux dépenses à encourir pour tenir leurs enfants au collège. »

le 23 août  :
«  La rentrée des élèves du Séminaire de Nicolet aura lieu mercredi, le 4 septembre prochain. Les conditions sont les mêmes que celles des années précédentes.
Pensionnaires ......... $74.00
Quart-pension..........$26.00
Les frais du médecin sont à la charge du séminaire. »


Les articles sont tirés des Bases de données en histoire de la Mauricie. L'image du séminaire est tirée du site de BANQ.

lundi 20 août 2012

La mariée avait onze ans

Une grave pénurie de filles à marier sévissait en Nouvelle-France avant l'arrivée des filles du roi. Les hommes se pressaient de réserver les quelques filles disponibles avant que d'autres ne les prennent. Une stratégie pour devancer la concurrence était de s'engager auprès d'une jeune fille avant qu'elle soit pubère, quitte à attendre quelques années pour consommer le mariage.

Voici deux exemples de très jeunes filles qui ont été mariées à cette époque de pénurie : Marguerite Couillard et Marguerite Sédilot.

Marguerite Couillard

Marguerite Couillard est née le 10 août 1626 à Québec. Elle était donc âgée de onze ans et deux mois lors de son mariage avec Jean Nicolet, le 7 octobre 1637 à Québec. Nicolet avait près de quarante ans. Ils n'ont pas attendu bien longtemps pour consommer le mariage. Marguerite a eu son premier enfant vers décembre 1639, à l'âge de treize ans. L'acte de baptême de cet enfant prénommé Ignace est perdu, mais on sait qu'il était âgé d'un an à son décès en décembre 1640.

À ce rythme, une femme pouvait être grand-mère très jeune. Marguerite Couillard l'a été à l'âge de trente ans, le 10 mars 1657, quand sa fille aînée a accouché de son premier enfant. Cette fille, Marguerite Nicolet, s'est mariée le 9 juillet 1656, à l'âge de quatorze ans. Son mari, Charles LeGardeur de Repentigny, avait vingt-cinq ans.

Marguerite Sédilot

Marguerite Couillard n'est pas un cas unique. Marguerite Sédilot, née le 4 avril 1643 à Québec, s'est mariée à l'âge de onze ans et demie le 19 septembre 1654 à Trois-Rivières. Son mari, Jean Aubuchon, était âgé de 22 ans. Leur mariage a dû être réhabilité l'année suivante parce qu'il avait été déclaré nul par défaut d'âge requis. Marguerite Sédilot a eu son premier enfant le 7 août 1660, à l'âge de dix-sept ans.

Le marchand Jean Aubuchon a été retrouvé assassiné dans son lit le 3 décembre 1685 à Montréal. Il avait été égorgé. Marguerite a été soupçonnée dans cette affaire mais n'a pas été accusée.

Une autre stratégie

Une autre stratégie, pour ceux qui ne trouvaient pas de femme en Nouvelle-France, était de prendre une épouse amérindienne lors des voyages de traite dans les Pays-d'en-Haut. Avant son mariage avec Marguerite Couillard, Jean Nicolet avait déjà une « fille naturelle » prénommée Euphrosine d'une union avec une Nipissirienne rencontrée dans la région des Grands Lacs (voir Suis-je un Métis ? sur ce blog).

L'équilibre démographique s'est rétabli entre 1663 et 1673 avec l'arrivée en Nouvelle-France de près de 800 filles du roy.

jeudi 21 juin 2012

L'affaire Daniau

  
Ah, mon cher mary, tu m'as tuée.

Jacques Daniau fils, âgé de 49 ans et habitant du fief de Nicolet, a été accusé d'avoir tué sa femme d'un coup de fusil. Je n'ai pas retrouvé la date de l'incident, mais la victime Thérèse Dupuis a été inhumée le 14 octobre 1731 à Trois-Rivières. Elle avait environ 30 ans selon le célébrant. Notez la différence d'âge avec le mari. Le couple avait quatre enfants : Josephte (7 ans), François (6 ans), Ignace (4 ans) et Madeleine (22 mois).

Le procès a eu lieu le 19 janvier 1732 à Trois-Rivières, au terme duquel Daniau a été relâché de prison pour avoir commis un meurtre involontaire et «arrivé par malheur qu'il n'a pas pu prévoir». Le procureur général n'a pas cru à l'accident et a interjeté appel du jugement devant le Conseil supérieur de Québec, mais le Conseil a confirmé le jugement de la première instance. Daniau a ensuite été assigné à domicile chez lui à Nicolet en attente d'une décision relativement à sa demande de rémission (pardon).

On trouve une abondante documentation sur cette affaire dans la banque PISTARD des BANQ et sur le site Instrument de recherche en ligne (IREL) des Archives nationales de France. Voici un extraits de la demande de rémission datée du 19 janvier 1733 qui explique bien les circonstances du décès de Thérèse Dupuis. C'est du vieux français, mais la lecture en est facile :
Que Daniau partit un jour de chez luy avec sa femme, luy pour aller chercher des bestiaux qui luy manquaient depuis deux jours, et sa femme pour aller chercher du côté de la Baye St. Antoine des couteaux de braye pour brayer du lin. Que passant près d'un marais, sa femme luy dit de voir s'il n'y trouveroit point de gibier, et qu'il y entra à cet effet. Que n'y en ayant point trouvé, il voulut rejoindre sa femme qui avait continué son chemin ; mais qu'étant arrivé à deux pas ou environ près d'elle, son fusil qu'il tenait sous le bras, le bout devant et la crosse derrière, partit quoy qu'il fut en repos, et porta son coup sur la femme qui tomba en criant, ah mon cher mary tu m'as tuée. Que Daniau estant accouru, il fit des efforts pour l'emporter ; mais que n'ayant pu, il alla chercher du secours, et que les voisins l'aidèrent à la transporter dans sa maison, et de là à Québec pour la faire soigner. Que pendant ce temps qu'elle a vécu, elle a toujours cherché à calmer le chagrin du mary, en disant qu'il était la cause innocente de son malheur, que c'était elle qui l'avait engagé à marcher avec elle, et même à amorcer son fusil pour entrer dans le marais. Que le mary et la femme avaient toujours bien vécu ensemble et qu'ils étoient, l'un et l'autre, d'une humeur douce. Et qu'enfin, il a été vérifié que le fusil partoit de luy même, quoy qu'à son repos.

Jacques Daniau s'est remarié 26 mai 1732 avec Marie-Anne Desrosiers âgée de 24 ans. De nos jours, un remariage aussi rapide avec une femme plus jeune que la défunte paraîtrait pour le moins suspect. Mais c'était la coutume à l'époque chez les veufs avec enfants de trouver rapidement une femme pour s'occuper des petits. Jacques Daniau et Marie-Anne Desrosiers ont eu deux filles : Josephte en 1733 et Catherine en 1734.

Plusieurs voisins, habitants du fief de Nicolet, ont témoigné lors du procès Daniau. Mentionnons Jean-Baptiste Laspron-Desfossés, fils aîné de l'ancêtre Claude Laspron-Lacharité.

dimanche 4 mars 2012

Les pins de Nicolet

Le poète et conteur  Louis Fréchette (1839-1908) est né à Lévis, en face de Québec, sur la rive sud du Saint-Laurent. Il a d'abord fréquenté le séminaire de Québec puis, brièvement, l'institut de La Pocatière dans le Bas-du-fleuve. Je crois avoir lu quelque part qu'il s'était fait mettre à la porte du séminaire de Québec pour indiscipline. Il a ensuite étudié au séminaire de Nicolet pendant deux ans, en 1859 et en 1860. Il y avait seulement trois collèges classiques au Bas-Canada à cette époque : Québec, Nicolet et Montréal. Le choix était donc limité.

Fréchette était considéré comme un très bon élève à Nicolet, mais il n'a pas complété son cours classique. Il a abandonné ses études après la Rhétorique, soit l'équivalent de Collège 1 aujourd'hui, alors qu'il lui restait encore deux années à faire avant d'être admis à l'université :  la Philo 1 et la Philo 2. En raison de son parcours irrégulier, il était de deux ans plus âgé que ses confrères de classe.

Il a conservé un fort attachement au collège de Nicolet qu'il considérait comme son alma mater. Il s'est lié d'amitié avec le grand vicaire Thomas Caron qui deviendra plus tard le supérieur du collège.

Féchette a regroupé ses oeuvres de jeunesse dans un premier recueil intitulé Mes loisirs qui a été publié à Québec en 1863.  Trois poèmes de ce recueil font allusion à son séjour à Nicolet : 
  • Alleluia, un hommage à l'abbé Thomas Caron, 1859;
  • Un soir au bord du Lac Saint-Pierre, Souvenir de Nicolet, 1860;
  • Les pins de Nicolet, dédié à Mademoiselle M.C.,1861. 
Les pins de Nicolet est inspiré d'une pinède qui était située près du collège sur le bord de la rivière Nicolet. Cette pinède est maintenant disparue. Le boisé a été emporté par un glissement de terrain le 12 novembre 1955. On trouve le récit de cet événement dans le numéro 82 de la revue Cap-aux-Diamants : « À la place du parc des Pins, qu'avait chanté Louis Frechette, il ne restait plus qu'un vaste cratère d'environ 7 à 10 mètres de profondeur, 145 mètres de largeur et 200 mètres de longueur »

Au dix-huitième vers du poème Les pins de Nicolet, le narrateur entend « Ever of Thee! », chanté par une voix féminine. « Ever of Thee! » est le titre d'une chanson populaire américaine composée en 1858. On peut l'entendre sur Youtube interprétée par la contralto Sophie Braslau.  Je suppose que les étudiants du collège de Nicolet connaissaient cette chanson. C'était avant l'invention du phonographe, mais les partitions des chansons populaires étaient commercialisées.


Les pins de Nicolet

Ô mes vieux pins touffus, dont le tronc centenaire 
Se dresse, défiant le temps qui détruit tout, 
Et, le front foudroyé d'un éclat de tonnerre, 
Indomptable géant, reste toujours debout! 
J'aime vos longs rameaux étendus sur la plaine, 
Harmonieux séjours, palais aériens,
Où les brises du soir semblent à chaque haleine 
Caresser des milliers de luths éoliens. 
J'aime vos troncs rugueux, votre tête qui ploie
Quand le sombre ouragan vous prend par les cheveux, 
Votre cime où se cache un nid d'oiseau de proie, 
Vos sourds rugissements, vos sons mystérieux. 
Un soir, il m'en souvient, distrait, foulant la mousse 
Qui tapisse en rampant vos gigantesques pieds, 
J'entendis une voix fraîche, enivrante, douce, 
Ainsi qu'un chant d'oiseau qui monte des halliers. 
Et j'écoutai rêveur... et la note vibrante
Disait : Ever of thee! - C'était un soir de mai; 
La nature était belle, et la brise odorante... 
Tout ainsi que la voix disait : aime! ... et j'aimai ! 
O mes vieux pins géants, dans vos concerts sublimes, 
J'ai souvent retrouvé ce divin chant d'amour
Qui résonne toujours dans mes rêves intimes, 
Et votre souvenir dore mon plus beau jour. 
Puissé-je, un soir encor, sous vos sombres ombrages, 
Rêver en écoutant vos soupirs amoureux
Ou vos longues clameurs, quand l'aile des orages 
Vous secoue en tordant vos bras majestueux! 
Malheur à qui prendra la hache sacrilège
Pour mutiler vos flancs par de mortels affronts!... 
Mais non ! ô mes vieux pins ! le respect vous protège, 
Et des siècles encor passeront sur vos fronts.
 1 Juin 1861

vendredi 2 mars 2012

La musique de Monsieur Chatillon

Cathédrale de Nicolet en 1890
Octave Hardy dit Chatillon (1831-1906) a été professeur de musique au collège de Nicolet pendant une quarantaine d'années et organiste à la cathédrale de cette ville. Selon Louis Caron : c'était un personnage de haute taille et d'allure martiale, à la tête couronnée d'une chevelure léontine et dont le visage s'enveloppait d'une épaisse barbe descendant en pointes sur la poitrine.

Il a surtout composé de la musique religieuse. On lui doit six messes, cinq cantates, des motets, des choeurs et diverses oeuvres écrites pour certains instruments. Signalons une musique pour flûte, clarinette et violoncelle dont les pièces sont intitulées : Les chutes de Shawinigan, Les Forges, Le voyage de noces, Promenades, Le Saint-Maurice et Voyage en train. Un enregistrement réalisé par son arrière-petit-fils Jean Chatillon est disponible aux BANQ.

On trouve dans Le Journal des Trois-Rivières du 28 décembre 1866 le compte-rendu d'une fête au collège de Nicolet au cours de laquelle Octave Chatillon assurait la partie musicale :
« La St-Thomas a été célébrée au collège de Nicolet avec le même entrain et la même pompe que dans les années précédentes. Et certes, il ne pouvait en être autrement, car les élèves de cette institution chôment la fête patronale de leur supérieur, de Monsieur le Grand-Vicaire Thomas Caron, de cet homme de bien qui, depuis vingt-huit ans, se consume, avec un dévouement sans égal, dans l’oeuvre de l’éducation de l’esprit et du coeur de la jeunesse du pays. Il y avait à la séance du soir une vingtaine des messieurs du clergé du diocèse et une foule extraordinaire de laïques toujours avides de cette fête.

 On a joué les “deux captifs”, et on a remporté dans cette pièce un succès remarquable. Plusieurs des acteurs se sont révélés au public comme des orateurs puissants. La comédie “foin et paille” a excité à plusieurs reprises les rires de toute l’assemblée. La musique et le chant ont été ravissants comme toujours sous la direction d’un violoniste aussi habile que l’est Monsieur de Châtillon. »

L'article du Journal des Trois-Rivières est tiré des Bases de données en histoire de la Mauricie. La photo de la cathédrale de Nicolet provient de la collection des BANQ.

mardi 28 février 2012

L'image sainte de Monsieur Chatillon

Un article paru dans Le Constitutionnel du 5 octobre 1874 :
« Il s’est produit un phénomène vraiment extraordinaire à Nicolet, jeudi le 1er du courant. Monsieur O. H. de Chatillon (professeur de musique au séminaire), possède une petite photographie de Notre-Dame du perpétuel secours dont la figure a paru s’animer à différentes reprises. Plusieurs personnes ont vu le phénomène et s’accordent toutes à dire qu’il s’est réellement produit. À l’heure qu’il est, l’image en question se trouve chez Messire le grand vicaire Thomas Caron [...]. »

Octave Hardy dit Chatillon (1831-1906) a été professeur de musique au séminaire de Nicolet de 1862 jusqu'à sa mort en 1906. Il était aussi compositeur et auteur dramatique. On trouve plusieurs musiciens et compositeurs parmi ses descendants à Nicolet. Un article de l'encyclopédie canadienne lui a été consacré.

Le grand vicaire Thomas Caron (1819-1878) est né à Rivière-du-Loup (Louiseville), fils de Louis Caron cultivateur et d'Euphrosine Béland. Il a été le supérieur du séminaire de Nicolet pendant une vingtaine d'années (voir l'article du DBC)

L'original de l'image de Notre-Dame du perpétuel secours est une peinture sur bois de style byzantin conservée dans l'église Saint-Alphonse de Rome.

L'article du journal Le Constitutionnel est tiré des Bases de données en histoire de la Mauricie.