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mardi 6 août 2013

De Lemaire à Lemire

On peut facilement confondre, en lisant un manuscrit, le patronyme Lemere (pour Lemaire) et celui de Lemire. Cette façon d'écrire Lemaire en Lemere était celle du récollet Hyacinthe Amiot qui a exercé les fonctions curiales aux Forges du Saint-Maurice dans les années 1750.

Selon un acte de mariage rédigé par le père Amiot : « François Lemere, fils de Jean Lemere et de Marguerite Yvon », a épousé « Marie Josephe Boisvert, fille de François Denevers et de Magdeleine Dupre »,  le 22 mai 1751 aux Forges du Saint-Maurice. L'acte a été inscrit au registre de la paroisse Saint-Maurice. 



Boisvert est le surnom des Denevers et Dupré, celui des Piché. Marguerite Yvon, la mère du marié, était une Vincent. Je ne sais pas d'où lui venait ce surnom d'Yvon.

Pour clarifier le tout, on peut récrire les noms contenus dans l'acte de mariage de la façon suivante : « François Lemaire, fils de Jean Lemaire et de Marguerite Vincent dit Yvon, a épousé Marie-Josephe Denevers dit Boisvert, fille de François Denevers et de Madeleine Piché dit Dupré, le 22 mai 1751 aux Forges du Saint-Maurice.

Cyprien Tanguay a confondu Lemere et Lemire dans son Dictionnaire généalogique des familles canadiennes paru entre 1871 et 1890. À partir de là, l'erreur s'est répandue dans les tableaux d'ascendance des familles de la région.



On la retrouve encore aujourd'hui dans la banque de données en ligne BMS2000.



Ce François Lemaire qui a épousé Josephe Denevers dit Boisvert en 1751 était d'origine acadienne. Il s'est installé aux Vieilles Forges où le couple a fait baptiser plusieurs enfants. Ses parents Jean Lemaire et Marguerite Vincent-Yvon se sont mariés le 22 novembre 1717 à Grand-Pré en Acadie.


François Lemaire 986g


samedi 3 août 2013

Le ténor Dosithé Boisvert

Le ténor Dosithé Boisvert a donné quelques récitals en Mauricie et à Montréal au cours des années 1950, notamment comme soliste invité de la chorale Les disciples de Massenet avec Maureen Forrester. Il avait donc amorcé une carrière prometteuse qu'il n'a pu poursuivre bien longtemps puisqu'il est décédé à l'âge de 39 ans, en 1962.


On a mis en ligne sur Youtube quelques-unes de ses interprétations : un extrait de la Tosca de Pucini, Catari de Salvatore Cardillo et Le chant hindou de Blemberg.  Il avait une très belle voix.

Joseph Eugène Dosithée Boisvert est né le 24 février 1923 à Grand-Mère, fils de Thomas et de Marie-Anne Lacerte. Il s'est marié à 19 ans avec Rita Lacoursière, fille de Romulus et d'Anna Normandin, le 11 mai 1942 au Cap-de-la-Madeleine. Ils ont eu deux fils qui ont été baptisés dans la paroisse Saint-Marc de Shawinigan en 1943 et 1946. En 1957, le couple habite à Saint-Denis-sur-Richelieu où Boisvert occupe un poste de commis.

Dosithé Boisvert a participé à un concert donné à l'Auditorium de Shawinigan, le dimanche 3 juin 1951, dans le cadre des festivités du 50e anniversaire de la ville. Selon le programme souvenir, il avait alors chanté For you alone (Für dich allein) de Harry E. Geehl et La Danza de Rossini, accompagné par l'Union Musicale de Shawinigan dirigée par Philippe Filion.

En janvier 1950, le journal La Voix de Shawinigan a couvert ses débuts en concert dans des écoles de Shawinigan. Son professeur de chant, Madame Olga (et non Iga) Kondakova, l'accompagnait au piano.

La Voix de Shawinigan, 20 janvier 1950
Sa femme Rita Lacoursière s'est remariée avec Jean Desilets le 6 avril 1974 au Cap-de-la-Madeleine. Elle est décédée le 14 octobre 2004 à Saint-Antoine sur Richelieu, à l'âge de 80 ans.

Mis à jour le 10 janvier 2014.

dimanche 20 janvier 2013

Émery abat un ourson

En 1951, il était bien vu d'abattre les ours qui s'approchaient des lieux habités. On pouvait tuer un ourson et s'en vanter dans le journal local. Le 12 septembre de cette année-là, le journal Les Chutes de Shawinigan rapportait qu'Émery Lavergne avait abattu un ourson, disons plutôt un jeune ours puisque la bête de 18 mois pesait quand même 150 livres. Trois semaines plus tard, le même journal rapportait qu'Elphège Boisvert, le beau-frère d'Émery Lavergne, avait tué une femelle de deux ans pesant 200 livres.

Il était inhabituel que ce journal rapporte des histoires de chasse. J'en déduis que la présence des ours était préoccupante à l'automne 1951. Ce qui m'a particulièrement intéressé dans ces articles, c'est la profusion de détails, j'adore les détails. Remarquez le prétexte pour abattre les ours : « Chaque année, des moutons disparaissent. Actuellement, on monte bonne garde. Il n'y a eu que très peu de pertes et on entend qu'il n'y en ait pas davantage. » Comme dit le proverbe : qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

Émery Lavergne, Léo Lavergne et Elphège Boisvert étaient mes grands-oncles. Voici donc les deux articles du journal Les chutes de Shawinigan.


- Un jeune ourson abattu à St-Gérard des Laurentides. Les résidents de la municipalité de St-Gérard des Laurentides rapportent la présence de plusieurs ours qui parcourraient les bois environnants à ce temps-ci de l'année. M. Émery Lavergne de Shawinigan en a abattu un, qui peut avoir 18 mois, et d'un poids de 150 lb, dimanche soir, au bout de la terre de M. Willie Thiffault, et à proximité du chalet de son frère le Dr Léo Lavergne. Depuis trois semaines, on constatait que des ours, et plus particulièrement celui qui a été tué dimanche, mangeaient dans les champs d'avoine et causaient de sérieux dégâts. MM. Émery Lavergne, Léo Lavergne et Léo Lafrenière le guettèrent, dimanche soir, et mirent bien en vue des déchets de viande, à environ 200 pieds du bois. L'ours se dirigeait directement vers cet appât, et il était à 150 pieds du bois déjà, quand il fut abattu d'une balle de la carabine 30-30 Winchester, maniée par M. Émery Lavergne. (Les Chutes de Shawinigan, 12 septembre 1951, page 10).

- Un ours de 200 livres abattu à St-Gérard - Depuis le milieu de l'été dernier, on a signalé à quelques reprises la présence d'ours dans les bois avoisinants de St-Gérard des Laurentides et de St-Mathieu à quelques milles de Shawinigan. Comme ces bêtes sauvages sont une menace à la vie des personnes et causent des dommages matériels en dévorant des moutons, les cultivateurs leur donnent la chasse du mieux possible. On se souvient qu'il y a un mois et demi environ, un ours avait été abattu au fusil par un cultivateur de St-Gérard. La semaine dernière, un autre ours, une femelle cette fois, de quelque 200 lb a été tiré par M. Elphège Boisvert de Shawinigan et M. Willie Thiffault de St-Gérad. Elle mangeait dans un champ de trèfle, sur la terre de M. Thiffault, à un demi-mille du village. Tous les deux armés, MM. Boisvert et Thiffault ont tiré d'une distance de deux arpents. Les deux coups ont porté à l'épaule. Il s'agissait d'un animal de deux ans, pesant plus de 200 lb. De l'avis de M. Boisvert, les ours deviendront plus menaçants, pour les moutons aux pâturages. Chaque année, des moutons disparaissent. Actuellement, on monte bonne garde. Il n'y a eu que très peu de pertes et on entend quil n'y en ait pas davantage. (Les Chutes de Shawinigan, 3 octobre 1951, page 6).

jeudi 22 novembre 2012

Monastère et vie paroissiale

On trouve sur le site Nos Racines le numéro-souvenir du bulletin mensuel Le Foyer du Christ-Roi, consacré à l'ouverture du nouveau monastère des Pères du Saint-Sacrement à Shawinigan en 1947. On y présente notamment un historique avec photos des dix premières années de cette paroisse ouvrière de la haute-ville de Shawinigan qui s'est développée à côté de l'aluminerie Alcan. Une partie des terres sur lesquelles le Christ-Roi a été construit appartenaient à mon arrière-grand-père maternel Adélard Lavergne (voir La maison Adélard Lavergne sur ce blog).


C'est une source d'informations unique sur ce milieu de vie : écoles, caisse populaire, L.O.C, J.O.C., Ligue des citoyens, chorales, garde paroissiale, scouts, Cercle Lacordaire, etc. En 1947, à Shawinigan comme ailleurs au Québec, toutes les activités communautaires étaient structurées en fonction du territoire des paroisses religieuses, et plus ou moins supervisées par des religieux ou prêtres aumôniers. 

On ne manquait pas de prêtres au Christ-Roi. La paroisse était desservie par les Pères du Saint-Sacrement et leur monastère abritait six ou sept Pères et autant de Frères. Je crois qu'ils souhaitaient même en avoir davantage, comme le montrent les dimensions du monastère nouvellement construit. Mais la baisse de la pratique religieuse et le manque de vocations sont venus contrecarrer leurs projets. Aujourd'hui, la paroisse n'existe plus et l'église a été démolie, remplacée par un Jean-Coutu. Le monastère est devenu une résidence pour personnes âgées.

Le monastère, dont on voit l'arrière sur la photo suivante, était donc beaucoup trop vaste pour une communauté d'une quinzaine de religieux. Ses locaux pouvaient servir aux organismes communautaires. Il a aussi logé la Caisse populaire du Christ-Roi. À l'arrière, il y avait un immense balcon où les Pères se promenaient tout en lisant leur bréviaire. Ils avaient une vue imprenable sur les cheminées de l'aluminerie Alcan, située en face de l'autre côté du boulevard Saint-Sacrement.



Le milieu était particulièrement fertile. Jusqu'à la débandade de la fin des années 1960, la plupart des résidents du quartier étaient membres d'une ou de plusieurs organisations paroissiales. Ainsi, ma mère était bénévole à la Saint-Vincent-de-Paul et mon père chantait dans la chorale. Les deux étaient membres de la Ligue ouvrière catholique (L.O.C.). J'ai aussi été embrigadé dans cette nébuleuse paroissiale, au sein des enfants de choeur et du mouvement scout.


À la fin du bulletin, la liste des annonceurs donne un aperçu du secteur commercial en 1947. Ceux qui ont vécu dans le quartier reconnaîtront certains de ces commerces qui logeaient, pour la plupart, sur la rue Frigon, l'artère commerciale du Christ-Roi. On y trouvait, notamment, le 5-10-15 de Bruno Boisvert, un commerce de nouveautés à bon marché que l'on appelait communément le 15 cennes. Les 5-10-15 étaient les ancêtres des magasins à un dollar d'aujourd'hui, sauf que les produits étaient généralement Made in Canada ou bien in USA.

L'infatigable J-Armand Foucher, propriétaire du garage Foucher Auto "En face de l'Aluminium" avait la réputation de vendre l'essence la moins chère de la région. Il avait aussi une imprimerie qui produisait des journaux hebdomadaires, notamment Les Chute de Shawinigan dont j'ai déjà cité des articles sur ce blog. Ses journaux lui permettaient d'annoncer son garage et de faire un peu de politique. Il a aussi été maire de Shawinigan.

En 1947, Arthur Riquier avait déjà un entrepôt de fruits et légumes sur la rue Champlain. Je crois qu'il y est encore, 65 ans plus tard. Non loin de là, le magasin de Meubles Bernard Limoges (200 Frigon) est demeuré ouvert pendant plusieurs décennies.

Sauf exception, les commerces tenus par une femme mariée affichaient le nom du mari, tandis que les demoiselles pouvaient afficher leur propre nom. Leurs commerces ne s'adressaient qu'aux femmes : 
  • Madame J.B. Gingras, marchandises à la verge (403 Frigon).
  • Madame Victor Hamel, magasin de coupons (613 Frigon).
  • Salon Marguerite, chapeaux de choix (232 Frigon).
  • Madame Rose Carbonneau, experte corsetière (689 Saint-Marc).
J'ai trouvé quelques commerces tenus par des gens de ma parenté :
  • Elphège Boisvert, viande fumée et poisson frais (363a Giguère).
  • Dr L. Lavergne, chirurgien-dentiste (124 Champlain).
  • Pharmacie Lavergne (386 Frigon).

Voir aussi sur ce blog : Le Lac McLaren

dimanche 23 octobre 2011

Familles pionnières du canton Shawenegan

Nous avons vu dans un message précédent qu'au recensement de 1851, effectué en janvier 1852, 19 familles étaient déjà établies dans le Canton Shawenegan, qui correspond au territoire actuel de Saint-Boniface de Shawinigan. Voici la liste de ces familles avec les  quelques informations que j'ai trouvées sur chacune d'elles :

Beaulieu (Hudon dit), Jean et Élisabeth Bournival mariés le 16 novembre 1847 à Saint-Barnabé-Nord. Elle s'est mariée à 14 ans  Ils avaient 2 enfants au recensement de 1852 dans le canton Shawenegan. Jean Hudon est décédé le 15 février 1853, à l'âge de 33 ans. Son acte de sépulture est au registre de Saint-Barnabé-Nord. Élisabeth Bournival s'est remariée avec Romuald Beauchemin le 24 octobre 1854 à Saint-Barnabé. Elle est décédé 6 mois plus tard, à Shawenegan, le 27 mars 1855 à l'âge de 22 ans. Son acte de sépulture a été enregistré à Saint-Barnabé-Nord.

Bellemare, Isaac et Julie Gélinas mariés le 16 septembre 1828 à Yamachiche. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 8 enfants tous nés à Saint-Barnabé-Nord. Isaac Bellemare était alors âgé de 53 ans, ce qui était un peu vieux pour commencer une nouvelle vie dans un pays de colonisation. Mais il avait quatre garçons à établir : Isaac (20 ans), Joseph (19 ans), Adolphe (17 ans) et Onésime (10 ans) pour qui il fallait trouver des terres.  Isaac Bellemare est décédé le 20 décembre 1867 à Saint-Boniface.

Boisvert, Raphaël et Marguerite Milet mariés le 25 février 1851 à Yamachiche. Ils n'avaient pas encore d'enfant au moment du recensement de janvier 1852. Le 19 octobre 1853, ils font baptiser à Saint-Barnabé-Nord une fille prénommée Élisabeth née la veille à Shawenegan. Raphaël Boisvert est décédé à Shawenegan le 22 juillet 1854, à l'âge de 23 ans. Il a été inhumé à Saint-Barnabé-Nord. Sa veuve s'est remariée avec Charles Doucet le 4 février 1856 à Yamachiche. Ils se sont établis à Saint-Étienne-des-Grès où ils ont fait baptiser 4 enfants entre 1857 et 1863. Marguerite Milet a été inhumée à Saint-Étienne le 9 mai 1884, à l'âge de 68 ans.

Caron, Louis et Elmire Dugré mariés le 14 octobre 1839 à Saint-Barnabé-Nord. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 3 enfants avec eux, tous nés à Yamachiche : Olivier (12 ans), Stéphanie (7 ans) et Caroline (4 ans). Ils avaient vécu quelques années à Saint-Grégoire de Nicolet après leur mariage. Louis Caron est décédé le 13 décembre 1888 à Saint-Boniface, à l'âge de 80 ans. Sa femme est morte onze mois plus tard, le 8 novembre 1889 à Saint-Boniface.

Caron, Louis-Solyme et Josephte Lacerte mariés le 25 février 1835 à Yamachiche. Curieusement, la femme de Louis-Solyme, n'a pas été inscrite au recensement de janvier 1852. C'est probablement une omission du recenseur. Ils avaient alors 8 enfants dont les 7 premiers sont nés à Yamachiche et Saint-Barnabé-Nord. Leur plus jeune Cyriac, âgé de 8 mois, a été le premier enfant né au Canton Shawinigan, le 9 mai 1851. Louis-Solyme Caron est peut-être arrivé dès 1850. Il est généralement considéré comme un des premiers colon de Saint-Boniface avec Augustin (Justin) Gélinas. Louis-Solyme Caron est décédé le 27 juillet 1891 à Saint-Boniface, à l'âge de 80 ans. En décembre 1890, selon le recensement paroissial effectué par le curé Charles Bellemare, Louis-Solyme vivait avec sa fille Marie, son gendre Olivier Lampron et leurs sept enfants.

Charest, Paul et Émerance Lafrenière mariés le 5 octobre 1840 à Saint-Léon-le-Grand. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 3 enfants nés à Saint-Léon-le-Grand et Saint-Paulin dans le comté de Maskinongé. Il n'y avait plus de Charest à Saint-Boniface au recensement paroissial de décembre 1890. Paul Charest est décédé, à l'âge de 80 ans,  le 30 avril 1896 à Saint-Léon-le-Grand dans le comté de Maskinongé.

Dugré, Olivier et Marie Landry. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 4 enfants tous nés à Saint-Barnabé-Nord. Selon l'album À propos de Saint-Boniface de Shawinigan, Olivier Dugré s'est établi sur le lot 4 du cinquième rang au printemps 1851 et il a exploité une industrie de potasse qui a été reprise par son fils Louis. Olivier Dugré est décédé le 29 mai 1876 à Saint-Boniface, à l'âge de 52 ans.

Dugré, Théophile et Émilie Milette mariés le 18 juin 1844 à Yamachiche. Ils ont eu un premier enfant, une fille prénommée Émilie, à Saint-Barnabé-Nord. Leur deuxième enfant, prénommé Auguste, est né à Shawinigan. Théophile Dugré était le beau-frère de Louis Caron (voir plus haut). Il est décédé le 6 août 1893 à Saint-Boniface à l'âge de 68 ans. Au recensement paroissial de Saint-Boniface, en décembre 1890, il vivait avec sa femme Émilie et hébergeait deux veuves : Félicité Martin, veuve d'Olivier Rivard, et Marcelline Hamel, veuve de François-Xavier Leclerc.

Gélinas, Abraham et Luce Audet-Lapointe mariés le 13 janvier 1835 à Yamachiche. Ils avaient 4 enfants au recensement de 1852, tous nés à Yamachiche. Luce Audet-Lapointe est décédée l'année suivante, le 6 juin 1853 à Shawenegan. Son décès a été inscrit au registre de Saint-Barnabé-Nord. Abraham Gélinas est décédé le 9 janvier 1878 à l'âge de 71 ans, à Saint-Mathieu qui était alors une mission relavant de la paroisse de Saint-Boniface.

Gélinas, Augustin, surnommé Justin, et Adélaïde Bellemare mariés le 31 juillet 1832 à Yamachiche. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 7 enfants tous nés à Yamachiche. Selon l'album À propos de Saint-Boniface de Shawinigan, Augustin Gélinas aurait obtenu sa concession du lot 2 du sixième rang le 17 mars 1850. Il est considéré comme le plus ancien colon de Saint-Boniface avec Louis-Solyme Caron. Justin Gélinas est décédé le 23 mars 1884 à Saint-Boniface, à l'âge de 78 ans.

Gélinas, Isaac et Domithilde Dupont mariés le 13 janvier 1852 à Yamachiche. Isaac s'est marié sous le prénom de Georges. Selon l'album À propos de Saint-Boniface-de-Shawinigan, Isaac Gélinas s'est établi sur le lot 118 du quatrième rang vers 1852. Ils ont été recensés à Sain-Boniface en décembre 1890 avec trois enfants adultes célibataires.

Gélinas, Louis et Félicité Desaulniers mariés le 25 aoüt 1851 à Louiseville. Ils n'avaient pas encore d'enfant au recensement de janvier 1852. Félicité Desaulniers est décédée le 1er décembre 1885 à Trois-Rivières. Leurs enfants se marient dans cette ville dans les années 1880-1890.

Gélinas, Thomas et Marie Rivard-Dufresne mariés le 22 octobre 1838 à Saint-Barnabé-Nord. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 7 enfants tous nés à Saint-Barnabé-Nord. Leur fille Philomène a épousé Louis-Onésime Caron, fils de Louis-Solyme et de Marie-Josephte Lacerte, le 2 août 1858 à Saint-Étienne-des-Grès. Marie Rivard-Dufresne est décédée à Saint-Boniface le 6 février 1880, à l'âge de 61 ans.

Jalbert, Pascal et Angèle Gagnon mariés le 24 avril 1843 à Yamachiche. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 6 enfants tous nés à Yamachiche. Il n'y avait plus de Jalbert à Saint-Boniface au recensement paroissial de décembre 1890. On les retrouve dans le comté de Nicolet dans les années 1860-1870.

Lafrenière, François et Adélaïde Gignac mariés le 27 mai 1833 à Saint-Barnabé-Nord. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 6 enfants tous nés à Saint- Barnabé-Nord. Ils ont quitté le canton pour Maniwaki dans le comté de Gatineau où leurs enfants se marient dans les années 1860.

Lefebvre-Boulanger, Gabriel et Angèle Gélinas mariés le 25 février 1840 à Yamachiche : 4 enfants. Gabriel Lefebvre était le beau-frère de Justin Gélinas (voir plus haut). Gabriel Lefebvre-Boulanger est décédé le 18 février 1878 à Saint-Boniface. Leur fille Olivine, épouse de Benjamin Rabouin, a été recensée à Saint-Boniface en décembre 1890.

Magnan, Jean-Baptiste (père) et Marie-Rosalie Lamoureux mariés le 18 janvier 1813 à Saint-Cuthbert dans le comté de Berthier. Ils ont quitté le canton peu de temps après le recensement. On les retrouve ensuite dans le comté de Maskinongé.

Martin, Louis et Émilie Pellerin mariés le 3 février 1846 à Yamachiche. Ils ont été recensé avec une fille de 4 mois née à Shawinigan le 31 aoüt 1851 et baptisée le 1er septembre à Trois-Rivières. Ils se sont établis dans le quatrième rang. Louis Martin a vendu sa terre à Olivier Lampron de Saint-Sévère le 12 décembre 1862, devant le notaire Uldéric Brunelle (voir L'arrivée d'Olivier Lampron à Saint-Boniface sur ce blog). On retrouve ensuite la famille Martin aux Piles.

Rivard-Dufresne, Jean-Baptiste et Mariane Gélinas mariés le 11 février 1842 à Saint-Barnabé-Nord. Au recensement de janvier 1852, ils avaient 4 enfants tous nés à Saint-Barnabé-Nord. Jean-Baptiste Rivard-Dufresne était le beau-frère de Thomas Gélinas (voir plus haut). Je ne sais pas ce qu'il est advenu d'eux. Ils n'ont pas été recensés à Saint-Boniface en janvier 1890.

Voir aussi sur ce blog La population du Canton Shawenegan en 1852.

Les photos sont tirées de l'album souvenir À propos de Saint-Boniface de Shawinigan.