mardi 1 février 2011

La pendaison comme spectacle

Ceux qui croient que nous vivons dans un monde violent devraient lire cet article qui est paru dans le journal La Patrie le mardi 25 février 1879 :
Exécution. -- Le nègre Georges Washington, reconnu coupable de viol, a été pendu vendredi en public, dans un faubourg de Louisville, Kentucky. Plus de dix milles personnes des deux sexes entouraient l'échafaud. Le patient, après avoir eu le noeud coulant passé autour du cou, a recommandé au shérif de donner son corps à un médecin qu'il a nommé. Il a demandé ensuite à embrasser son père et sa mère, mais ni l'un ni l'autre n'ayant répondu à l'appel, le shérif a fait jouer la bascule. La corde a cassé et le nègre est allé s'aplatir sur le sol aux acclamations frénétiques de la multitude. La machine a été remise en état, et le condamné évanoui a été reporté sur l'échafaud et rependu. À midi et quelques minutes, la corde a été coupée et le corps remis au médecin qui s'en était rendu adjudicataire. (Source : BANQ)
La vieille prison de Trois-Rivières (1822)
Les pendaisons étaient aussi très courues au Canada français. À Trois-Rivières, le couvent des religieuses qui jouxtait la cour de la vieille prison était le meilleur endroit pour profiter du spectacle. Le dernier condamné pendu à cet endroit a été Hildège Blais, le 18 mai 1934. Il avait été reconnu coupable du meurtre de son père Adélard Blais abattu avec une arme à feu le 3 novembre 1932 à Shawinigan.

Hildège Blais est né le 3 janvier 1908 à Saint-Élie-de-Caxton dans le comté de Saint-Maurice.

Voir : Les condamnés à la peine de mort au Canada, 1867-1976.

3 commentaires:

Daniel Landry a dit…

Juste un mot pour vous mentionner à quel point j'adore lire vos publications (je me suis abonné au fil RSS de votre blogue).

J'aimerais que plus d'historiens prennent l'initiative de publier anecdotes et récits qu'ils trouvent dans les archives qu'ils consultent.

Bonne journée!
Daniel Landry

Le Flâneur a dit…

Merci. Ça m'encourage à continuer.

Pierre Blais a dit…

Bonjour,
Je viens de découvrir votre carnet au fil d'une recherche sur l'assassinat de mon grand père, Adélard Blais par un de ses fils et je ne suis amusé à lire vos anecdotes historiques. J'adore et je vais vous suivre.
merci de votre générosité et continuez vos publications.

Pierre Blais, Vaudreuil-Dorion