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mardi 18 mars 2014

Joseph Hill était sergent d'artillerie

La recherche sur les origines de la famille Hill de Trois-Rivières a beaucoup progressé dernièrement. Madeleine Gélinas Racicot m'a fait part d'un acte de baptême qu'elle a trouvé dans le registre de la Quebec Anglican Garnison de Québec. Il s'agit du baptême de Joseph Hill, fils de Joseph et de Ann, le 7 octobre 1831. Le père était sergent dans la septième compagnie du premier bataillon d'artillerie. Suivant la mauvaise habitude prise par les membres du clergé anglican, le patronyme de la mère n'est pas mentionné.

Baptême anglican de Joseph (fils) Hill en 1831 à Québec

Cet acte pouvait être relié à la famille Hill de Trois-Rivières, mais il fallait le prouver. Je viens de trouver cette preuve :  le baptême anglican de Sarah Hill à Trois-Rivières le 16 avril 1837 « daughter of Joseph Hill late sergeant artillery and Ann his wife was born june the fourteenth eighteen hundred and thirty five ».

Baptême anglican de Sarah Hill à Trois-Rivières en 1837

Curieusement, Sarah avait près de deux ans le jour de son baptême. Peut-être est-elle née lors d'un déplacement du régiment de son père. Par ailleurs, cet acte nous apprend que Joseph Hill avait quitté l'armée à la date du baptême (late sergeant). Il a ensuite travaillé comme journalier à Trois-Rivières.

J'ai dressé un tableau chronologique des principales informations que j'ai recueillies sur cette famille au  fil du temps. Les déménagements révélés par les lieux de naissance des enfants sont compatibles avec les déplacements d'un régiment britannique : Angleterre, Nouveau-Brunswick, Angleterre, Écosse, Québec et enfin Trois-Rivières. On pourra situer plus précisément la date de leur arrivée au Canada en suivant les déplacements du premier bataillon d'artillerie. D'après le tableau qui suit, ils seraient arrivés à Québec vers 1831 en provenance d'Écosse.

An Mois Jour Événement Lieu Source






1802 - - Naissance de Mary-Ann Charleton Angleterre Rec. 1852 Trois-Rivières
1823 - - Naissance de Mary-Ann (fille) N-Brunswick Rec. 1852 Trois-Rivières
1829 - - Naissance de James Angleterre Rec. 1861 Trois-Rivières
1831 - - Naissance de John Écosse Rec. 1852 Trois-Rivières
1831 9 7 Naissance de Joseph (fils) Québec Anglican Garnison Québec
1831 10 2 Baptême anglican de Joseph (fils) Québec Anglican Garnison Québec
1835 6 14 Naissance de Sarah Lieu inconnu Anglican T-Riv 1837-04-16
1837 4 16 Baptême anglican de Sarah Trois-Rivières Anglican
1847 6 23 Conversion de Mary-Ann (fille) Trois-Rivières Catholique
1849 5 5 Conversion de Joseph (fils) Trois-Rivières Catholique
1851 10 6 Mariage de John Trois-Rivières Anglican
1851 11 24 Mariage de Joseph (fils) Trois-Rivières Catholique
1852 - - Sarah servante Trois-Rivières Recensement 1852
1852 - - Mary-Ann (mère) servante Trois-Rivières Recensement 1852
1852 - - John journalier Trois-Rivières Recensement 1852
1856 9 8 Mariage de Mary-Ann (fille) Trois-Rivières Catholique
1856 8 12 Mariage de James St-Sévère Catholique
1861 6 1 Conversion de Sarah Trois-Rivières Catholique
1861 - - Sarah servante Trois-Rivières Recensement 1861
1861 - - James cultivateur St-Boniface Recensement 1861
1861 - - John journalier Trois-Rivières Recensement 1861
1864 6 18 Sépulture de Joseph (fils) Trois-Rivières Catholique
1871

James cultivateur Saint-Mathieu Recensement 1871
1871

John journalier Trois-Rivières Recensement 1871
1874 10 17 Sépulture de James St-Boniface Catholique
1891

John commerçant ferblantier Trois-Rivières Recensement 1891
1905 4 15 Sépulture de Mary-Ann (fille) Trois-Rivières Catholique


Ajoutons à cette chronologie que le sergent Joseph Hill est décédé entre le 16 avril 1837 et le 23 juin 1847. Je n'ai pas trouvé son acte de sépulture dans le registre anglican de Trois-Rivières. Son épouse, Mary Ann Charleton, est décédée entre le recensement de 1852 et le 8 septembre 1856.

Par ailleurs j'ai mis à jour un article précédent intitulé : Des conversions et des servantes : la famille Hill de Trois-Rivières.


jeudi 14 novembre 2013

Des conversions et des servantes : les Hill de Trois-Rivières

Modifié le 18 mars 2014

J'ai déjà abordé brièvement l'histoire des Hill de Trois-Rivières dans Patronyme anglais en Mauricie, juste assez pour constater que cette famille est passée un peu sous le radar des généalogistes. On connaît bien James Hill et sa descendance, mais on sait peu de choses de ses parents, Joseph Hill et Mary-Ann Charlton. Des découvertes récentes dans les registres anglicans permettent d'étoffer un peu l'histoire de cette famille.

Selon mes recherches, Joseph Hill et sa femme Mary-Ann Charlton sont nés en Angleterre de religion anglicane. Joseph Hill était sergent dans la septième compagnie du premier bataillon d'infanterie britannique. Ils sont arrivés à Québec vers 1831 en provenance d'Écosse vraisemblablement. On trouve l'acte de baptême de leur fils Joseph dans le registre anglican de la garnison de Québec en date du 2 octobre 1831 (voir Joseph Hill était sergent dans l'artillerie).

Leur fille Sarah, née en 1835, a été baptisée à l'église anglicane de Trois-Rivières le 16 avril 1837. Joseph Hill avait alors quitté l'armée. Il a ensuite travaillé comme journalier à Trois-Rivières.

Voici la liste des enfants de Joseph Hill et de Mary-Anne Charlton (née en 1802 en Angleterre) :
  1. Mary-Ann (n c1823 Nouveau-Brunswick) m 1856 François-Xavier Châteauneuf
  2. James (n c1829 Angletrerre) m 1856 Félicité Gélinas et m 1864 Constance Milette
  3. John (n c1831 Écosse) m 1851 Domithilde Zaste
  4. Joseph (n 1831 Québec) Bas-Canada) m 1851 Arline Ayotte et m 1858 Elise Sincaster
  5. Sarah (n 1835 et b 1837 Trois-Rivières). Célibataire.


Des conversions

Il y avait à cette époque une importante population anglicane à Trois-Rivières à laquelle les Hill se sont joints, mais au moins trois de leurs enfants se sont convertis à la religion catholique. J'ai retrouvé les baptêmes de conversion de Mary-Ann en 1847, Joseph fils en 1849 et Sarah en 1861. Ces documents nous donnent en prime l'année de leur naissance et leur ancienne religion. Ils nous indiquent aussi si leurs parents étaient vivants ou non. Dans celui de Joseph fils, le 5 mai 1849, il est écrit fils de feu Joseph Hill et Ann Charlton. Joseph père est donc décédé avant cette date.


Conversion de Josep Hill fils le 5 mai 1849 à Trois-Rivières (Immaculée-Conception).



Je n'ai pas retrouvé de baptême de conversion pour James et John, ni pour les parents qui sont probablement demeurés anglicans.

Des servantes

Après le décès de Joseph père, son épouse Mary Ann Charlton et sa fille Sarah ont gagné leurs vies comme servantes dans des familles bourgeoises de Trois-Rivières.

En 1852, Mary-Ann Charlton, âgée de 50 ans, a été recensée sous le nom de Ann Hill. Elle était servante dans la maison du Shériff Ogden. Ce recensement nous confirme qu'elle est bien née en Angleterre de religion anglicane.

Recensement de 1852 à Trois-Rivières


La même année, la jeune Sarah Hill, âgée de 15 ans, était servante dans la maison du marchand irlandais John Keenan. Elle a déclaré être née à Trois-Rivières de religion protestante. C'était avant sa conversion. En 1861, elle était servante dans une famille Wright d'origine américaine à Trois-Rivières.

Descendance

Mary-Ann (1823-1891) s'est mariée tard. Elle a épousé François-Xavier Châteauneuf, un journalier de dix ans son cadet, en 1856. Selon l'annuaire de 1879, ils habitaient au 132 rue Bonaventure à Trois-Rivières. Ils ont eu au moins deux enfants : Marie (1858) et Ormina (1861).

James (1829-1874) a été cultivateur à Saint-Boniface. Il a eu quatorze enfants de ses deux femmes, dont huit ont atteint l'âge adulte. Sa descendance est nombreuse dans la région de Shawinigan. Son fils William s'est marié quatre fois. La fameuse cabane à sucre Chez Hill de Saint-Mathieu appartenait autrefois à un descendant de cette famille.

John  (1831- ) était journalier et habitait sur la rue Plaisante à Trois-Rivières, selon l'annuaire de 1879. En 1891, il était commerçant ferblantier toujours à Trois-Rivières. Sa femme, Domithilde Zaste, était une petite-fille du mercenaire allemand Heinrich Szass qui s'est établi à Berthier après sa démobilisation en 1783. Lors des recensements, Domithilde se disait d'origine allemande. Ils ont eu au moins six enfants à Trois-Rivières auxquels ils ont donné des prénoms anglophones : Mary Ann (1852), William Henry (1856), Elmire (1861), Delia (c1862), Elizabeth (1865) et John Philippe (1869).

Joseph fils (1834-1864) a eu au moins cinq enfants de ses deux mariages : Marie-Anne (1852), Joseph (1855), James (1858), Sara et un autre Joseph. Sa deuxième femme, Elise Sincaster était l'arrière-petite-fille de William Sangster un autre immigrant anglophone d'origine inconnue.

Sara (1835- ) ne s'est pas mariée. Je n'ai rien trouvé sur elle après le recensement de 1861.

*****

Note : Il y avait à la même époque un Thomas Hill à Saint-Étienne-des-Grès. Il a épousé Adéline Isabelle le 10 mai 1858 à l'Église protestante de Trois-Rivières. Les noms des parents ne sont pas mentionnés dans l'acte. Il s'est converti en 1868. Je n'ai pas réussi à le relier à la famille de Joseph Hill et Mary Ann Charlton. Thomas Hill n'a pas été recensé au Québec en 1852, il pourrait donc être arrivé plus tard.

samedi 12 février 2011

Patronymes anglais en Mauricie

Modifié le 19 mars 2014

Plusieurs familles francophones de la Mauricie ont un patronyme à consonance anglaise. Elles descendent d'immigrants des îles britanniques qui se sont assimilés à la population Canadienne française. J'ai répertorié un certain nombre de ces immigrants qui ont une descendance francophone en Mauricie. Cette liste n'est pas exhaustive.

Bald, William Telfer (1817-1862). Né à Glasgow en Écosse le 2 novembre 1817, fils d'Adam Bald et de Janet Telfer. Il aurait fait des études en médecine. Arrivé au Canada vers 1838-1839, il s'est converti au catholicisme en 1841 à Beauport. William Bald a épousé Éléonore Rocheleau le 26 septembre 1843 au Cap-de-la-Madeleine. Ils  se sont établis à Saint-Maurice près de Trois-Rivières où il a exercé la médecine tout en faisant le commerce du bois. Cinq enfants sont nés dans cette paroisse entre 1845 et 1851. En 1852, les Bald ont été recensés à Trois-Rivières où ils menaient un grand train de vie avec trois serviteurs. Ils étaient voisins du riche marchand de bois Georges Baptist, Écossais d'origine lui-aussi. William Bald est décédé le 1er juin 1862 à Trois-Rivières. On trouve des informations sur sa descendance dans Cinq généalogies d'Eugène Duguay.

Collins, William et Margaret Shankle se sont mariés à la Metropolitan Church de Québec le 21 avril 1788. William Collins se déclarait aubergiste (Innkeeper). Le père de Margaret, Hans Henrich Shankle, est né en Allemagne. Selon ce site, William Collins et Margaret Shankle seraient nés en Nouvelle-Écosse (Granville, Annapolis). En Mauricie, les actes relatifs à cette famille sont difficiles à trouver parce que les noms ont été déformés dans les registres. On les retrouve à Maskinongé en 1790 et au Cap-de-la-Madeleine en 1811. Quatre enfants de ce couple, trois garçons et une fille, se sont mariés à Trois-Rivières. Je crois que les frères Collins travaillaient aux Forges du Saint-Maurice où plusieurs enfants de la troisième génération sont nés. Au recensement de 1852, on trouve plusieurs familles Collins au Cap-de-la-Madeleine (cherchez Cullins). Voir la page consacrée à Henrich Shankle sur Rootsweb.

Davidson, Georges (c1827-1896), fils de Thomas Davidson et de Geneviève (Jane) Johnson. Davidson est un patronyme commun en Écosse. Il a épousé Marcelline Paquin le 28 avril 1846 à Deschambault. Ce couple s'est établi à Saint-Tite dans le comté de Champlain. Georges Davidson est décédé à cet endroit le 1er novembre 1896. Il y a une histoire nébuleuse autour de sa naissance à Québec que je n'ai pas pu vérifier, on la trouve ici. On trouve une autre famille Davidson à Trois-Rivières vers 1820-1830, celle de Jean-Baptiste Davidson et de Brigitte Pépin, mariés dans cette ville le 5 février 1822. Il n'y a pas de lien entre ces deux familles.

Diamond, Henry (1787-1879) et sa femme Mary Thomasime Scott  (c1783-1849) nés en Angleterre. Ils avaient déjà des enfants quand ils sont arrivés en Mauricie vers 1826. Ils auraient vécu à Maskinongé pendant quelques années avant de s'installer définitivement à Saint-Barnabé-Nord où toute la famille s'est convertie du protestantisme au catholicisme. À son baptême catholique en 1837, Henry Diamond a déclaré être né à Londres en 1787, tandis que Mary Scott baptisée en 1835 a déclaré être née en Angleterre.  Il exerçait le métier de "scieur de long" dans le rang Saint-Joseph à Saint-Barnabé-Nord. Cinq de leurs enfants se sont mariés dans cette paroisse entre 1843 et 1847. Certains de leurs descendants prononcent leur nom à la française et d'autres, à l'anglaise. Un Diamond au nom prédestiné a été bijoutier à Shawinigan. Voir Cinq généalogies d'Eugène Duguay.

Elliott, Robert (1762-1816) né en Ecosse. Il était charpentier de navire. Il a épousé Louise-Élisabeth (Marie-Louise) Savoie de Louiseville le 13 mai 1788 à l'église Christ Church de la mission anglicane de Sorel. Il est décédé à Trois-Rivières le 5 février 1816. Selon la Loyalist Gazette, il aurait fait partie d'un groupe de loyalistes qui se sont établis sur les bords du Lac Maskinongé. La descendance de Robert Elliott et Louise-Élisabeth Savoie est nombreuse tant chez les anglophones que chez les francophones. La mère de Pierre Elliott-Trudeau était une descendante de Robert Elliott.

Fraser, John (c1728-1806), fils de John Fraser et d'Ann McDonnel, d'origine écossaise, était caporal dans le 78th Fraser Highlanders lors de la bataille des Plaines d'Abraham. Il a épousé Marie-Marguerite Vallée, de 27 ans sa cadette, le 22 mai 1775 à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Ils ont eu neuf enfants tous nés à Saint-Anne-de-la-Pérade. John Fraser est décédé à cet endroit le 13 décembre 1806. Voir le site consacré au 78th Fraser Highlander. Ce régiment comptait un grand nombre de Fraser et de McDonnell dans ses rangs.

Fraser, Robert (c1730- ), d'origine inconnue, peut-être apparenté au précédent, a épousé Madeleine Roy-Chatellereau vers 1760. Ils ont vécu à Batiscan où une fille Rosalie est née le 9 décembre 1761.

Griffin, John (c1814-1901) d'origine inconnue. Il était le fils de Gerald Griffin et de  Nelly Shahair. Il a épousé Adéline Milot le 11 janvier 1848 à Yamachiche. Il est décédé à Saint-Élie-de-Caxton le 27 novembre 1901. Griffin est un nom irlandais. John Griffin faisait probablement partie des immigrants qui ont fui la grande famine en Irlande entre 1845 et 1848 (voir le site de Parcs Canada sur Grosse-Île).

Hart, Aaron (c1724-1800) venait probablement d'Angleterre d'une famille juive d'origine bavaroise. Il faisait partie des marchands qui suivaient les troupes anglaises pendant la guerre de Conquête. Il serait arrivé à Trois-Rivières vers 1761. Il a épousé sa cousine Catherine Dorothea Judah à Portsmouth en Angleterre le 14 janvier 1768. Aaron Hart est considéré comme le fondateur de la communauté juive au Canada. Ses descendants se sont intégrés progressivement à la population francophone et catholique de Trois-Rivières. Voir l'article qui lui est consacré dans le Dictionnaire biographique du Canada.
 
Hill, Joseph et sa femme Marie-Ann Charlterton sont nés en Angleterre de religion anglicane. Hill était sergent d'artillerie dans l'armée britannique. La famille devait suivre le régiment dans ses déplacements : les quatre premiers enfants sont nés en Angleterre, au Nouveau-Bruswick et en Écosse entre 1823 et 1830. Leur fils Joseph a été baptisé à Québec par un ministre anglican de la garnison en 1831. Leur fille cadette Sarah a été baptisée à l'église anglicane de Trois-Rivières en 1837. Joseph Hill a travaillé comme journalier dans cette ville après avoir quitté l'armée. Après son décès, survenu avant le 5 mai 1846, sa femme a gagné sa vie comme servante. Elle était au service du sheriff Ogden à Trois-Rivières en 1852. Trois des enfants de Joseph Hill et Mary-Ann Charlterton se sont convertis au catholicisme. Leur fils James a épousé Félicité (Philie) Gélinas le 12 août 1856 à Saint-Sévère dans le comté de Saint-Maurice. La fameuse cabane à sucre "Chez Hill" à Saint-Mathieu du Parc appartenait à l'origine à un descendant de cette famille. Pour plus d'informations voir Conversions et servantes : les Hill de Trois-Rivières et Joseph Hill était sergent d'artillerie sur ce blog.

Hogg, William soldat britannique (25th foot soldiers, 2nd bataillon) né vers 1771, originaire du hameau de Gladsmuir dans le comté d'East Lothian en Écosse. Il mesurait 5 pieds et 8 pouces, avait les yeux gris, les cheveux noirs et le teint foncé. Il a été forgeron avant d'entrer dans l'armée. William Hogg a épousé Marie-Louise Pépin-Lachance le 12 mars 1811 à l'église protestante de Trois-Rivières. Le couple s'est établi à Saint-Léon-le-Grand dans le comté de Maskinongé. Le nom a été francisé en Hogue. Une "fille naturelle"de William Hogg prénommée Julie, née vers 1810, habitait avec eux. Plusieurs immigrants du nom de Hogg sont venus d'Écosse, mais il y a aussi au Québec des Hogue qui sont d'origine française.

Long, Philip d'origine inconnue. Il aurait été soldat dans l'armée américaine lors de la guerre d'indépendance (1775-1783). Un site web a été consacré à la recherche des origines de cet ancêtre (ici).  Il a épousé Marie-Julie Couillard-Després le 6 décembre 1792 à  l'église Holy Trinity Anglican Church à Québec. Ils se sont établis dans le Madawaska au Nouveau-Brunswick. Leur fils Philippe a épousé Émilie Boucher le 22 octobre 1833 à Trois-Rivières. En se francisant, le nom de famille a subi plusieurs transformations : Lang, Laing, Laingue. Une entreprise bien connue de Grand-Mère, la boulangerie Laing, appartenait à cette famille.

Newhalt, Samuel-Charles (1720-1800) originaire de la ville de York en Angleterre. Il aurait été capturé avec sa mère Mary Tisdale lors d'un raid en Nouvelle-Angleterre et ramené prisonnier à Québec. Samuel-Charles s'est marié avec Marie-Catherine Guibeau le 18 février 1753 à Yamachiche. Ses descendants ont conservé le nom de famille de sa mère comme surnom. Newhalt-Tisdale a été francisé en Noël-Tisdelle avec plusieurs variantes dans l'orthographe  Un site a été consacré à cette famille sur Family Tree Maker's. 

Turner, John  (c1750-1840) d'origine inconnue. Il s'est établi à Louiseville dans le comté de Maskinongé  avec sa femme Nancy Agnes Clark. Ils se seraient mariés en  1774 à Québec à l'église anglicane Holy Trinity. Ils auraient fait partie d'un groupe de réfugiés loyalistes qui ont séjourné à Yamachiche entre 1778 et 1784.  John Turner a été inhumé à Sorel le 17 juin 1840.  Trois enfants du couple se sont mariés à l'église Saint-James de Trois-Rivières. Ceux de la troisième génération se marient dans des églises catholiques. Turner est un patronyme très répandu en Écosse.

Voir aussi sur ce blog : Patronymes anglais en Mauricie (2).

(Mis à jour le 19 mars 2014)