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mercredi 7 novembre 2012

La palissade du cimetière

Il y avait sur la rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières, en face de la prison, un petit cimetière juif, grand comme une patinoire de hockey. Il accueillait les dépouilles des membres de la famille Hart et des quelques autres Juifs de la ville. La communauté juive de Trois-Rivières n'a jamais été très nombreuse.

Pour une raison que j'ignore, les Hart avaient entouré leur cimetière d'une palissade de bois d'une hauteur d'environ huit pieds, ce qui donnait à l'ensemble un aspect plutôt lugubre. On a déjà vu des cimetières plus élégants que celui-là.

C'était en fait le deuxième cimetière juif de Trois-Rivières. Le premier a été aménagé sur la rue Hart en 1827. Il a ensuite été relocalisé sur la rue Saint-François-Xavier pour faire place à l'expansion de la ville.

La photo qui suit a été prise vers 1880. Elle provient des Archives du Séminaire de Trois-Rivières. On voit la prison en arrière-plan, la rue Saint-François-Xavier à droite et le second cimetière juif devant. On ne voit pas sur la photo l'école Sainte-Ursule, future Académie de La Salle, située près du cimetière sur la rue Saint-François-Xavier. Les élèves de cette école ont joué un rôle dans l'histoire du petit cimetière.


Avec l'expansion démographique, le cimetière des Hart s'est retrouvé en plein centre-ville. Il a donc fallu l'exproprier une seconde fois en 1909. On a alors décidé de transférer les restes dans le cimetière juif de Montréal plutôt que d'en aménager un troisième à Trois-Rivières.

Le 18 octobre 1909,  le Secrétaire-trésorier de la ville de Trois-Rivières écrivait au Révérend frère Olippuis, directeur de l'Académie de La Salle, se plaignant « que les élèves de votre école entravent les travaux d’exhumation du cimetière juif, et de nous prier de nous aider à faire cesser ce désagrément ». La plainte venait de Madame Hadley Belasco (archive municipales). Myriam Hardley Balasco, qui veillait sur les travaux d'exhumation, était une arrière-petite-fille d'Aaron Hart. Son grand-père Ezechiel Hart était enterré à cet endroit. 

Vers 1910, soit après le transfert des restes des défunts à Montréal, les étudiants de l’école Sainte-Ursule (Académie de La Salle) ont démoli la palissade encerclant l'ancien cimetière. J'ignore si c'était une corvée planifiée ou encore une manifestation spontanée. La photo qui suit témoigne de ces travaux de démolition. Elle provient de la Collection René-Hardy du Centre interuniversitaire d’études québécoises. On voit bien, sur cette photo, l'exiguïté du terrain qui a servi de cimetière aux Juifs de Trois-Rivières.


Voir aussi sur ce blog : Les prénoms bibliques.

samedi 31 mars 2012

Les prénoms bibliques

Doit-on chercher une origine juive aux immigrants qui portaient des prénoms de l'Ancien Testament ?

Le sacrifice d'Abraham
Des traditions différentes

La religion a occupé une  place très importante dans la vie de nos ancêtres catholiques. Quand venait le temps de faire baptiser leurs enfants, ils pensaient naturellement aux prénoms qu'il avaient entendu prononcer à l'église. De plus, le clergé suggérait aux parents d'utiliser des prénoms chrétiens, ce qui inclus ceux de l'Ancien et du Nouveau Testament, de même que les prénoms des saints. Les prénoms bibliques étaient donc en usage chez les catholiques. Certains prénoms de l'Ancien Testament ont d'ailleurs été très populaires. Parmi les plus communs, mentionnons Élisabeth, Suzanne, Élie et Raphaël.

Mais il était très rare qu'une famille catholique donne systématiquement des prénoms de l'Ancien Testament à ses enfants. Par contre, c'était la tradition chez les Juifs et assez fréquent chez les protestants qui étudiaient librement la Bible. L'Église catholique ne permettait pas le libre examen des textes bibliques par ses fidèles. Les protestants étaient donc plus familiers avec les personnages de l'Ancien Testament que les catholiques.

Je ne crois pas que les hommes intervenaient beaucoup dans le choix des prénoms de leurs enfants, sauf peut-être pour le premier fils. C'était plutôt une responsabilité ou un privilège de la mère. Dans les cas de mariages mixtes, il faut donc considérer l'origine religieuse des deux parents.

Dans le texte qui suit, prénom biblique est employé comme synonyme de prénom de l'Ancien Testament.

Chez les Juifs  

Portrait d'Aaron Hart
Donner des prénoms bibliques à ses enfants était une tradition chez les Juifs, mais pas une règle. Prenons l'exemple d'Aaron Hart, un marchand juif qui a suivi l'armée du général Wolfe. Il a épousé une cousine, juive elle aussi. Leurs enfants : Moses, Ezekiel, Benjamin, Alexandre, Catherine, Charlotte, Elizabeth et Sarah. On trouve quand même trois prénoms sur huit qui ne sont pas d'origine biblique : Alexandre, Catherine et Charlotte.

À ma connaissance, très peu de personnes de religion juive avérée ont immigré au Québec à l'époque de la Nouvelle-France et aucune d'entre elles n'a laissé de descendance. Certains prétendent qu'Étienne Gélinas était juif, mais je n'ai vu aucune preuve à cet effet. Il est cependant possible que des immigrants en Nouvelle-France aient caché une origine juive pour s'intégrer à la population locale.

Les familles juives ont commencé à arriver au Québec au moment de la Conquête. Selon l'historien Denis Vaugeois, ils représentaient une portion importante de la population anglophone sous le régime militaire anglais. À l'époque, les étrangers étaient nombreux et l'antisémitisme était peu répandu dans la population canadienne.

Les mariages mixtes de Juifs avec des catholiques ont été plutôt rares. Quand cela arrivait, un des deux conjoints devait abjurer sa foi. Reprenons l'exemple de la famille Hart de Trois-Rivières. À la troisième génération,  le notaire Moses-Ezechiel Hart a épousé Georgiana Pothier à la cathédrale de Trois-Rivières. Leurs enfants : Marie-Anne Georgiana, Moîse-Alexandre-Thomas, Ezéchiel, Joséphine-Domitille, Emma, Judas, David, Louis-Napoléon-Hormidas. Quatre prénoms de l'Ancien Testament sur huit. Dans ce cas, la tradition des prénoms bibliques s'est maintenue après la conversion au catholicisme. Moses-Ezechiel Hart a reçu une sépulture catholique.

Chez les catholiques

Peu d'immigrants français ont porté  des prénoms de l'Ancien Testament. Les plus connus sont Abraham Martin qui a laissé son prénom aux Plaine d'Abraham à Québec et Zacharie Cloutier dont la descendance est très nombreuse. On trouve aussi quelques prénoms bibliques comme patronymes : Abraham, Adam, Benjamin, David, Élie, Jacob.

J'ai trouvé 39 filles du roi qui portaient des prénoms de l'Ancien Testament, soit moins de 6 % du total. La moitié d'entre elles portaient le prénom d'Élisabeth. Voici la liste :

Élisabeth Aubert, Suzanne Aubineau, Marthe Barton,  Marthe Beauregard, Élisabeth Blais,Suzanne Chevalier, Esther Coindreau, Élisabeth Cretel, Esther Dannessé, Élisabeth Delaguéripière, Suzanne Delicerace, Judith De Matras, Élisabeth Deschatelets, Élisabeth Detarragon, Élisabeth Doucinet, Élisabeth Durand, Suzanne Durand, Élisabeth Godillon, Élisabeth Haquin, Élisabeth Hubert, Élisabeth Jossard, Suzanne Lacroix, Suzanne Lecomte, Élisabeth Leconte, Élisabeth Lefebvre, Élisabeth Lequin, Élisabeth Marchand, Marthe Payen, Marthe Pointel, Élisabeth Prévost, Marthe Quitel, Marthe Ragot, Marthe Raudy, Élisabeth Renault, Élisabeth Renault, Suzanne Rousselin, Élisabeth Roy, Suzanne Tru, Judith Vallée.

Chez les protestants

Plusieurs immigrants qui ont fréquenté des églises protestantes portaient des prénoms de l'Ancien Testament. Dans les cas où on n'a pas retrouvé d'acte de baptême, l'hypothèse d'une origine juive ne peut être écartée. Mais il faut être prudent.

Prenons l'exemple de Jacob Bettez, un négociant suisse qui serait arrivé au Canada avec l'armée du général Wolfe. Ses parents Jacob-Antoine Bettez et Marie-Esther Tapis portaient aussi des prénoms bibliques. Quatre de ses six frères et soeurs portaient de tels  prénoms (Suzanne, Abraham, David et Daniel). Bettez  s'est marié deux fois. Il a donné des prénoms de l'Ancien Testament à 8 de se 21 enfants. Son prénom, son métier, les prénoms de ses parents, de ses frères et soeurs et de ses enfants, tout porte à croire qu'il était Juif.  Mais non ! On a retrouvé son acte de baptême : Jacob Bettez a été baptisé le 9 août 1733 à Combremont-le-Petit.


La fréquence des prénoms bibliques

J'ai calculé la fréquence des prénoms bibliques dans ma base de données généalogiques qui contient des informations sur 18 906 individus, en grande majorité des francophones catholiques de la Mauricie. Je me suis limité aux prénoms de l'Ancien Testament (Abraham, Esther, Gabriel, Isaïe, Jacob, Rachel, Rébecca ...).

Dans cet échantillon, on trouve que 729 personnes ont porté un prénom tiré de l'Ancien Testament, soit 4 % du total ou encore, 1 personne sur 25. La fréquence était plus forte chez les filles (403) que chez les garçons (326), à cause de la popularité du prénom Élisabeth. Voici les résultats obtenus pour chaque prénom :

Chez les garçons : Abraham (15), Adam (30), Benjamin (26), Daniel (22), David (19), Élie (46), Emmanuel (4), Gabriel (14), Isaac (37), Jacob (10), Jérémie (3), Joël (1), Jonathan (3), Jonas (1), Josué (7), Lévi (1), Moïsee (23), Noé (5), Raphaël (41), Salomon (2), Samuel (10), Zacharie (6). Total : 326.

Chez les filles : Carmelle (6), Déborah (1), Dina (13), Dora (5), Edna (1), Élisabeth (143), Esther (22), Gabrielle (23), Judith (21), Léa (20), Marthe (9), Myriam (1), Rachel (19), Rébecca (25), Ruth (2), Salomé (7), Sarah (32), Suzanne (53). Total : 403.

De nos jours

Certains de ces prénoms sont devenus très populaires de nos jours. En 2010, selon la Régie des rentes du Québec, 4 des 10 prénoms les plus donnés aux garçons étaient d'origine biblique : Jacob, Nathan, Samuel et Gabriel. Zacharie était aussi très fréquent. Par contre, il n'y en avait qu'un seul parmi les 10 prénoms les plus populaires chez les filles : Chloé.

Le sacrifice d'Abraham est une toile de Rembrandt qui date de 1635. Elle est conservée au Musée de l'Hermitage à Saint-Petersbourg.

samedi 12 février 2011

Patronymes anglais en Mauricie

Modifié le 19 mars 2014

Plusieurs familles francophones de la Mauricie ont un patronyme à consonance anglaise. Elles descendent d'immigrants des îles britanniques qui se sont assimilés à la population Canadienne française. J'ai répertorié un certain nombre de ces immigrants qui ont une descendance francophone en Mauricie. Cette liste n'est pas exhaustive.

Bald, William Telfer (1817-1862). Né à Glasgow en Écosse le 2 novembre 1817, fils d'Adam Bald et de Janet Telfer. Il aurait fait des études en médecine. Arrivé au Canada vers 1838-1839, il s'est converti au catholicisme en 1841 à Beauport. William Bald a épousé Éléonore Rocheleau le 26 septembre 1843 au Cap-de-la-Madeleine. Ils  se sont établis à Saint-Maurice près de Trois-Rivières où il a exercé la médecine tout en faisant le commerce du bois. Cinq enfants sont nés dans cette paroisse entre 1845 et 1851. En 1852, les Bald ont été recensés à Trois-Rivières où ils menaient un grand train de vie avec trois serviteurs. Ils étaient voisins du riche marchand de bois Georges Baptist, Écossais d'origine lui-aussi. William Bald est décédé le 1er juin 1862 à Trois-Rivières. On trouve des informations sur sa descendance dans Cinq généalogies d'Eugène Duguay.

Collins, William et Margaret Shankle se sont mariés à la Metropolitan Church de Québec le 21 avril 1788. William Collins se déclarait aubergiste (Innkeeper). Le père de Margaret, Hans Henrich Shankle, est né en Allemagne. Selon ce site, William Collins et Margaret Shankle seraient nés en Nouvelle-Écosse (Granville, Annapolis). En Mauricie, les actes relatifs à cette famille sont difficiles à trouver parce que les noms ont été déformés dans les registres. On les retrouve à Maskinongé en 1790 et au Cap-de-la-Madeleine en 1811. Quatre enfants de ce couple, trois garçons et une fille, se sont mariés à Trois-Rivières. Je crois que les frères Collins travaillaient aux Forges du Saint-Maurice où plusieurs enfants de la troisième génération sont nés. Au recensement de 1852, on trouve plusieurs familles Collins au Cap-de-la-Madeleine (cherchez Cullins). Voir la page consacrée à Henrich Shankle sur Rootsweb.

Davidson, Georges (c1827-1896), fils de Thomas Davidson et de Geneviève (Jane) Johnson. Davidson est un patronyme commun en Écosse. Il a épousé Marcelline Paquin le 28 avril 1846 à Deschambault. Ce couple s'est établi à Saint-Tite dans le comté de Champlain. Georges Davidson est décédé à cet endroit le 1er novembre 1896. Il y a une histoire nébuleuse autour de sa naissance à Québec que je n'ai pas pu vérifier, on la trouve ici. On trouve une autre famille Davidson à Trois-Rivières vers 1820-1830, celle de Jean-Baptiste Davidson et de Brigitte Pépin, mariés dans cette ville le 5 février 1822. Il n'y a pas de lien entre ces deux familles.

Diamond, Henry (1787-1879) et sa femme Mary Thomasime Scott  (c1783-1849) nés en Angleterre. Ils avaient déjà des enfants quand ils sont arrivés en Mauricie vers 1826. Ils auraient vécu à Maskinongé pendant quelques années avant de s'installer définitivement à Saint-Barnabé-Nord où toute la famille s'est convertie du protestantisme au catholicisme. À son baptême catholique en 1837, Henry Diamond a déclaré être né à Londres en 1787, tandis que Mary Scott baptisée en 1835 a déclaré être née en Angleterre.  Il exerçait le métier de "scieur de long" dans le rang Saint-Joseph à Saint-Barnabé-Nord. Cinq de leurs enfants se sont mariés dans cette paroisse entre 1843 et 1847. Certains de leurs descendants prononcent leur nom à la française et d'autres, à l'anglaise. Un Diamond au nom prédestiné a été bijoutier à Shawinigan. Voir Cinq généalogies d'Eugène Duguay.

Elliott, Robert (1762-1816) né en Ecosse. Il était charpentier de navire. Il a épousé Louise-Élisabeth (Marie-Louise) Savoie de Louiseville le 13 mai 1788 à l'église Christ Church de la mission anglicane de Sorel. Il est décédé à Trois-Rivières le 5 février 1816. Selon la Loyalist Gazette, il aurait fait partie d'un groupe de loyalistes qui se sont établis sur les bords du Lac Maskinongé. La descendance de Robert Elliott et Louise-Élisabeth Savoie est nombreuse tant chez les anglophones que chez les francophones. La mère de Pierre Elliott-Trudeau était une descendante de Robert Elliott.

Fraser, John (c1728-1806), fils de John Fraser et d'Ann McDonnel, d'origine écossaise, était caporal dans le 78th Fraser Highlanders lors de la bataille des Plaines d'Abraham. Il a épousé Marie-Marguerite Vallée, de 27 ans sa cadette, le 22 mai 1775 à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Ils ont eu neuf enfants tous nés à Saint-Anne-de-la-Pérade. John Fraser est décédé à cet endroit le 13 décembre 1806. Voir le site consacré au 78th Fraser Highlander. Ce régiment comptait un grand nombre de Fraser et de McDonnell dans ses rangs.

Fraser, Robert (c1730- ), d'origine inconnue, peut-être apparenté au précédent, a épousé Madeleine Roy-Chatellereau vers 1760. Ils ont vécu à Batiscan où une fille Rosalie est née le 9 décembre 1761.

Griffin, John (c1814-1901) d'origine inconnue. Il était le fils de Gerald Griffin et de  Nelly Shahair. Il a épousé Adéline Milot le 11 janvier 1848 à Yamachiche. Il est décédé à Saint-Élie-de-Caxton le 27 novembre 1901. Griffin est un nom irlandais. John Griffin faisait probablement partie des immigrants qui ont fui la grande famine en Irlande entre 1845 et 1848 (voir le site de Parcs Canada sur Grosse-Île).

Hart, Aaron (c1724-1800) venait probablement d'Angleterre d'une famille juive d'origine bavaroise. Il faisait partie des marchands qui suivaient les troupes anglaises pendant la guerre de Conquête. Il serait arrivé à Trois-Rivières vers 1761. Il a épousé sa cousine Catherine Dorothea Judah à Portsmouth en Angleterre le 14 janvier 1768. Aaron Hart est considéré comme le fondateur de la communauté juive au Canada. Ses descendants se sont intégrés progressivement à la population francophone et catholique de Trois-Rivières. Voir l'article qui lui est consacré dans le Dictionnaire biographique du Canada.
 
Hill, Joseph et sa femme Marie-Ann Charlterton sont nés en Angleterre de religion anglicane. Hill était sergent d'artillerie dans l'armée britannique. La famille devait suivre le régiment dans ses déplacements : les quatre premiers enfants sont nés en Angleterre, au Nouveau-Bruswick et en Écosse entre 1823 et 1830. Leur fils Joseph a été baptisé à Québec par un ministre anglican de la garnison en 1831. Leur fille cadette Sarah a été baptisée à l'église anglicane de Trois-Rivières en 1837. Joseph Hill a travaillé comme journalier dans cette ville après avoir quitté l'armée. Après son décès, survenu avant le 5 mai 1846, sa femme a gagné sa vie comme servante. Elle était au service du sheriff Ogden à Trois-Rivières en 1852. Trois des enfants de Joseph Hill et Mary-Ann Charlterton se sont convertis au catholicisme. Leur fils James a épousé Félicité (Philie) Gélinas le 12 août 1856 à Saint-Sévère dans le comté de Saint-Maurice. La fameuse cabane à sucre "Chez Hill" à Saint-Mathieu du Parc appartenait à l'origine à un descendant de cette famille. Pour plus d'informations voir Conversions et servantes : les Hill de Trois-Rivières et Joseph Hill était sergent d'artillerie sur ce blog.

Hogg, William soldat britannique (25th foot soldiers, 2nd bataillon) né vers 1771, originaire du hameau de Gladsmuir dans le comté d'East Lothian en Écosse. Il mesurait 5 pieds et 8 pouces, avait les yeux gris, les cheveux noirs et le teint foncé. Il a été forgeron avant d'entrer dans l'armée. William Hogg a épousé Marie-Louise Pépin-Lachance le 12 mars 1811 à l'église protestante de Trois-Rivières. Le couple s'est établi à Saint-Léon-le-Grand dans le comté de Maskinongé. Le nom a été francisé en Hogue. Une "fille naturelle"de William Hogg prénommée Julie, née vers 1810, habitait avec eux. Plusieurs immigrants du nom de Hogg sont venus d'Écosse, mais il y a aussi au Québec des Hogue qui sont d'origine française.

Long, Philip d'origine inconnue. Il aurait été soldat dans l'armée américaine lors de la guerre d'indépendance (1775-1783). Un site web a été consacré à la recherche des origines de cet ancêtre (ici).  Il a épousé Marie-Julie Couillard-Després le 6 décembre 1792 à  l'église Holy Trinity Anglican Church à Québec. Ils se sont établis dans le Madawaska au Nouveau-Brunswick. Leur fils Philippe a épousé Émilie Boucher le 22 octobre 1833 à Trois-Rivières. En se francisant, le nom de famille a subi plusieurs transformations : Lang, Laing, Laingue. Une entreprise bien connue de Grand-Mère, la boulangerie Laing, appartenait à cette famille.

Newhalt, Samuel-Charles (1720-1800) originaire de la ville de York en Angleterre. Il aurait été capturé avec sa mère Mary Tisdale lors d'un raid en Nouvelle-Angleterre et ramené prisonnier à Québec. Samuel-Charles s'est marié avec Marie-Catherine Guibeau le 18 février 1753 à Yamachiche. Ses descendants ont conservé le nom de famille de sa mère comme surnom. Newhalt-Tisdale a été francisé en Noël-Tisdelle avec plusieurs variantes dans l'orthographe  Un site a été consacré à cette famille sur Family Tree Maker's. 

Turner, John  (c1750-1840) d'origine inconnue. Il s'est établi à Louiseville dans le comté de Maskinongé  avec sa femme Nancy Agnes Clark. Ils se seraient mariés en  1774 à Québec à l'église anglicane Holy Trinity. Ils auraient fait partie d'un groupe de réfugiés loyalistes qui ont séjourné à Yamachiche entre 1778 et 1784.  John Turner a été inhumé à Sorel le 17 juin 1840.  Trois enfants du couple se sont mariés à l'église Saint-James de Trois-Rivières. Ceux de la troisième génération se marient dans des églises catholiques. Turner est un patronyme très répandu en Écosse.

Voir aussi sur ce blog : Patronymes anglais en Mauricie (2).

(Mis à jour le 19 mars 2014)