samedi 19 octobre 2013

Alice et les fractions

En complétant l'arbre généalogique de mes enfants et de mes petits-enfants, je tiens une comptabilité de l'apport de différents groupes ethniques dans leur patrimoine génétique.

Dans un article daté du 18 octobre 2012 (Victor et les fractions), j'avais estimé que mon petit-fils Victor né en 2011 avait un total de 3,13 % de sang amérindien qui lui venait de deux sources : la compagne Nipissirienne de l'explorateur Jean Nicolet et une Huronne nommée Marie-Louise Sioui qui a épousé Philippe Panneton à Trois-Rivières en 1882.

Alice Tremblay née le 31 juillet 2013

Depuis cet article, Victor a eu une petite soeur prénommée Alice et mes recherches généalogiques ont progressé, ce qui m'amène à réviser ce calcul de l'apport des Amérindiens dans le patrimoine génétique de mes petits-enfants. Voici les trois changements qui sont survenus depuis la première estimation en octobre 2012 : 

Premièrement, en complétant un recoin de mon arbre qui était resté dans l'ombre jusqu'ici, j'ai découvert une autre souche amérindienne, celle de Marie-Olivier Sylvestre (Manitouabeouich), épouse de Martin Prévost. Ce fut, en 1644, le premier mariage entre un Blanc et une Amérindienne célébré en Nouvelle-France. Marie-Olivier apparaît à la quatorzième génération, ce qui lui donne un apport modeste mais non négligeable de 0,024 %. Je reviendrai plus tard sur cette Amérindienne que l'on a dit Huronne, mais qui était vraisemblablement de la famille Algonquienne.

Deuxièmement, je me suis rendu compte que Marie-Louise Sioui, une trisaïeule huronne du papa d'Alice et de Victor, avait des ancêtres blancs, ce qui réduit évidemment son apport amérindien dans le patrimoine génétique de mes petits-enfants. Selon mes estimations, l'épouse de Philippe Panneton, née en 1861 à la Jeune-Lorette, avait au plus 50 % de sang amérindien. Son apport est donc revu à la baisse de 3,12 % à 1,563 %.

Troisièmement, j'ai découvert que la compagne Nipissirienne de Jean Nicolet, dont on ignore malheureusement le nom, apparaissait non seulement dans mon ascendance, mais aussi parmi les ancêtres de ma conjointe, ce qui augmente très légèrement sont apport de 0,012 % à 0,018 %.

Au total, et selon l'état actuel des recherches, mes petits-enfants Alice et Victor Tremblay auraient donc 1,6 %  ou 1/63e de sang amérindien. Les quatre lignées qui conduisent aux souches amérindiennes sont présentées dans le schéma suivant.

Lignée A Lignée B Lignée C Lignée D
CamilleSaintonge Camille Saintonge Camille Saintonge Jean-François Tremblay
Alain Saintonge Alain Saintonge Ginette Van der poel Mario Tremblay
Hubert Saintonge Hubert Saintonge Solange Lampron Noella Marcouillier
Félix Saintonge Félix Saintonge Alice Descôteaux Élisa Panneton
Félix Saintonge Georgiana Lavallée Eulalie Lampron Marie-Louise Sioui
François Saintonge Euphémie Allard Adéline Lord
François Saintonge Josephte Croisetière Julie Desaulniers
Madeleine Pichet Jacques Croisetière Joseph Desaulniers
Jean Pichet Étienne Croisetière Amable Paillé
Louis Pichet Jeanne Prévost M-Thérèse Pichet
Madeleine Leblanc Jean-Baptiste Prévost Louis Pichet
Euphrosine Nicolet Marie-Olivier Sylvestre Madeleine Leblanc
Nipissirienne
Euphrosine Nicolet


Nipissirienne

4 commentaires:

André Lemay a dit…

Comme le monde est petit et se rapetisse au fur et à mesure que l'on remonte dans l'arbre qui mène à soi et à ceux qui nous suivent.

En complétant l'arbre de Zachary, mon petit fils, je suis aussi arrivé à Jean-François Bisson (N 19-01-1708, D 8-10-1780) marié à Françoise Prévost (N 14-02-1711, D 12-02-1790) par sa mère.

L'arrièrre grand-père paternel de Françoise est justement Martin Prévost marié à Marie-Olivier Sylvestre-Manitouabé8ich.
Ce couple est trois fois ancêtre de ma bru par les Haman et les Jolicoeur et aussi mon ancêtre par ma grand-mère Gingras.

Zachary et son petit frère encore à naître et moi sommes donc parents avec Victor et Alice.

Voici ce que l'on retrouve à : http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Martin_Prevost&pid=7690&lng=fr&partID=7691 la concernant.

Algonquine vivant ches les Hurons

Fille de Roch Manitouabéouich et Oueou Outchibahanoukoueou
Manitouabe8ich
Elle est la fille adoptive de Olivier Le Tardif de Honnefleur
Elle fut placée au pensionnat des Ursulines à Québec (Les Mémoires de la SGCF, Vol. XII No 1, Janvier 1961, A.Emile Ducharme).

Se nommerait Marie Manitouabeouich

À: http://www.telusplanet.net/dgarneau/french14.htm
January 1644 : marriage, Kebec, (I)-Martin Prevost, b-1611, died January 26, 1691 to Marie Oliver Sylvestre Manitouabewich, Huron or Algonquin, b-1620 daughter Roch Manitouabewich and Outchibaha Manikoue, 2nd marriage November 8, 1665 (II)-Marie D'Abancour, b-1618, veuve de Godfroy Guillot.

Quand je dis que le monde est petit.

Mon petit-fils compte aussi comme ancêtre de ses deux parents Pierre Miville dit Le Suisse dont le fils dont le fils Jacques dit Deschênes et sa femme, la fille du Roy Catherine de Baillon de noble naissance sont ancêtre de sa mère.

Si les données généalogiques chez les roturiers sont plus retreintes dans le temps, i.e. il est souvent difficile de retracer des personnes avant l'an 1500, il en va tout autrement dès que l'on aborde la généalogie des nobles.

Ainsi grâce à Catherine de Baillon, fille de Alphonse sieur de la Mascotterie et de Louise de Marle, j'ai pu remonter loin, même très loin dans le temps.

Ses deux parents ont une souche commune en Louis le Bègue (N 1-11-846, D 11-04-879) et donc aussi comme ancêtre commun Charlemagne ( N 2-04-742, D 28-06-814) son arrière grand-père.

Ce dernier se situe à la quarantième génération de mon petit-fils. J’ai pu remonter ainsi jusqu’à Arnould de Metz ( N 13-08-582, D 16-08-640), quarante-huitième génération, considéré par plusieurs généalogiste chevronnés et réputés comme le dernier ancêtre sûr de Charlemagne.

André Lemay

Le Flâneur a dit…

La naissance de mes petits-enfants m'a motivé encore davantage à poursuivre mes recherches généalogiques.

J'ai aussi Catherine Baillon parmi mes ancêtres du côté de ma grand-mère maternelle Lavergne. Ça m'ouvre des perspectives immenses de recherches et de découvertes que je garde en réserve pour les longues soirées d'hiver.

Alain Saintonge

André Lemay a dit…

Ben oui, où et quand cela va nous amener.
Quand j'ai commencé cet arbre, avec une quarantaine de noms qui venait d'un cadeau, l'arbre généalogique de Arthur Lemay et Lucienne Gingras sa femme, avec le livre rouge de Drouin et les références idoines, de Csnadair, sans oublié la montre, célébrant les 25 années de bons et loyaux services d'Arthur mon grand-père chez-eux, je me suis dit, n'ayant jamais recherché quoi que soit en ce domaine, que j'arriverais tout de même à trouver un certain nombre de personnes ayant existé et faisant partie de mon patrimoine génétique.

J'en suis à environ 4100 personnes. J'ai commencé à la fin novembre 2012.

C'est sûr, j'y ai mis du temps, mais avec tout cu'internet propose, à bon ou à mauvais escient, un gars fait un maudit voyage dans le temps. Et, ça, c'est sûr, c'est très, très, vraiment très très certain.

Quel voyage, assis chez-moi à triper sur ceux que ça a pris pour que j'y sois et donc ceux et celles qui me suivent!

André Lemay

André Lemay a dit…

Ce que j'essaie de faireen écrivant ce que j'ai écrit, citant les Miville-Deschenes-De Bâillon qui se retrouvent aussi chez-vous, c'est avant tout de militer pour que plein de gens, certains vous lisent j'en suis sûr, développent l'intérêt de savoir : d'où cé que j'peux ben v'nir et aient l'intérêt de s'y consacrer.

Je crois que ça participe, à sa façon au but de ce3 blog.

André Lemay