jeudi 5 septembre 2013

Patronyme et génétique

Les amateurs de généalogie, comme moi, accordent beaucoup d'importance à leur ancêtre du nom. Ils écrivent l'histoire de sa famille, adhèrent à une association qui lui est consacrée et font des voyages en Europe pour visiter le lieu d'origine de cet immigrant.

Saint-Fraigne, lieu d'origine de Mathurin Martineau


Pourtant, l'ancêtre du nom ne tient pas plus de place, dans le patrimoine génétique, que n'importe lequel des 4096 individus que l'on trouve dans un tableau d'ascendance à la treizième génération. Il est même moins important, génétiquement parlant, que ceux dont le nom apparaît plusieurs fois dans ce même tableau en forme d'arbre.

Source : Parcourslemonde.com


Par exemple, dans le tableau d'ascendance de mes filles, Mathurin Martineau dit Saintonge, l'ancêtre du nom,  n'apparaît qu'une seule fois, tandis que l'on retrouve dans cet arbre :
  • Robert Caron 7 fois,
  • le saintongeais Étienne Gélinas 6 fois, 
  • le percheron Pierre Rivard 6 fois,
  • le normand Charles Lesieur 5 fois.
On pourrait donc en conclure qu'elles ont sept fois plus de Caron ou six fois plus de Gélinas que de Saintonge.

Il n'y a pas que les patronymes et les gènes qui passent d'une génération à l'autre. Des valeurs, des connaissances, des façons de faire peuvent aussi être transmises. Généralement, les garçons apprenaient leurs tâches et leurs rôles avec leur père et les filles, avec leur mère. Mais sur ce plan, je crois qu'il faudrait accorder davantage d'attention aux femmes qui ont d'abord élevé nos ancêtres.

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